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Thaïlande: un sommet asiatique à Pattaya perturbé par des manifestants

Des policiers thaïlandais ont tenté de contrôler les... (Photo: Reuters)

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Des policiers thaïlandais ont tenté de contrôler les manifestants.

Photo: Reuters

Thanaporn PROMYAMYAI
Agence France-Presse
Pattaya

Des centaines de manifestants antigouvernementaux en Thaïlande ont longuement assiégé vendredi un hôtel de luxe de la station balnéaire de Pattaya, au sud-est de Bangkok, où s'ouvrait un important sommet asiatique consacré à la crise économique mondiale.

Les protestataires, surnommés les «chemises rouges», ont débordé sans difficulté les cordons de sécurité dressés sur la route grimpant vers ce complexe hôtelier, situé sur une falaise dominant le golfe de Thaïlande, et se sont massés durant plusieurs heures devant l'entrée, gardée par environ 500 militaires et policiers anti-émeutes, selon des journalistes de l'AFP.

Les manifestants, dont le nombre a été estimé à un moment à 2.000, ont menacé de pénétrer en force à l'intérieur de l'établissement qui devait héberger dans la soirée les dirigeants des 16 pays participant au sommet. Mais ils ont finalement accepté de se disperser en fin d'après-midi à la suite de pourparlers avec les autorités.

Vêtus de rouge, symbole des partisans de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, ces opposants réclament la démission du Premier ministre Abhisit Vejjajiva, au pouvoir depuis moins de quatre mois, et des élections anticipées.

«Nous ne sommes pas venus empêcher la tenue du sommet. Nous sommes venus y représenter le peuple thaïlandais, parce qu'Abhisit n'est pas qualifié pour ce faire», a déclaré à l'AFP un leader des protestataires, Arismun Pongreungrong.

Une délégation de manifestants a finalement été escortée par la police à l'intérieur de l'hôtel pour remettre une lettre aux dirigeants de l'Association des nations d'Asie du sud-est (Asean) présents à Pattaya.

«Maintenant qu'ils ont reçu notre lettre, nous sommes satisfaits. Nous partons, mais nous reviendrons demain», a lancé M. Arismun.

Le sommet, qui doit chercher une réponse commune de l'Asie à la crise économique mondiale, réunit les dix pays de l'Asean (Birmanie, Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Vietnam), ainsi que la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l'Inde, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Tous les chefs d'Etat et de gouvernement ont maintenu leur venue.

«Nous assurons la sécurité des seize dirigeants conformément aux normes internationales», a affirmé le vice-Premier ministre thaïlandais Suthep Thaugsuban. «Ils seront en sécurité», a-t-il assuré.

M. Suthep avait auparavant prévenu que les forces de l'ordre utiliseraient «tous les moyens nécessaires» pour débloquer l'entrée de l'hôtel.

Depuis le 26 mars, le mouvement des «chemises rouges» campe autour du siège du gouvernement à Bangkok. Mercredi, il a accentué la pression sur M. Abhisit en rassemblant plus de 100.000 personnes dans les rues de la capitale thaïlandaise. La veille, des manifestants avaient pourchassé le convoi du Premier ministre dans les rues de Pattaya et, jeudi, ils avaient fortement perturbé la circulation dans le centre de Bangkok.

Thaksin Shinawatra, 59 ans, renversé par des généraux royalistes en 2006, s'est enfui à l'étranger pour échapper à une condamnation pour corruption en Thaïlande. Il reste toutefois populaire, en particulier dans les régions rurales du nord.

Abhisit Vejjajiva, 44 ans, est devenu Premier ministre le 15 décembre à la faveur d'un renversement d'alliance parlementaire. Les «chemises rouges» l'accusent d'être une «marionnette» de l'armée et de trois conseillers du roi.




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