(Santiago du Chili) Trois personnes ont été blessées par balles et deux personnes arrêtées lors de violents affrontements à Santiago, au Chili, lors d’une manifestation du 1er mai pour la fête du Travail.  

Publié le 2 mai
Agence France-Presse

Pendant la marche, organisée par un groupe syndical à Santiago, des incidents se sont produits : des manifestants ont mis le feu à des barricades, certains sont entrés dans des locaux commerciaux et se sont confrontés à des commerçants.

« Il y a eu des affrontements entre des commerçants de rue qui ont malheureusement fait usage d’armes à feu et ont blessé trois personnes, dont deux femmes et un homme », a déclaré Enrique Monrás, chef de la police nationale.  

La police a confirmé que deux personnes ont été arrêtées, soupçonnée d’avoir été les auteurs des coups de feu. Une enquête a été ouverte par le ministère public.

« Nous sommes en train de banaliser la violence, nous ne pouvons pas permettre à des bandes criminelles de prendre le contrôle des rues de notre pays », a assené le président Gabriel Boric.

En parallèle, une marche traditionnelle, organisée par le principal syndicat du pays et qui a réuni des milliers de personnes, s’est déroulée sans incident.

« Nous sommes heureux, c’est un jour spécial et particulier après deux ans de confinement » pour « reconnaître le travail de nombreux camarades, comme les travailleurs [dans les secteurs] de la santé, du commerce et des transports, qui ont été fondamentaux » pour surmonter la pandémie de COVID-19, a déclaré David Acuña, président du syndicat.

Le salaire minimum passera de 350 000 pesos (512 dollars) à 400 000 pesos à partir du mois d’août. Le président Boric a annoncé que son objectif était d’atteindre les 500 000 avant la fin de son mandat en 2026.