(Mexico) Un photoreporter qui avait été menacé a été assassiné lundi à Tijuana dans le nord-ouest du Mexique, où une association a également demandé au parquet d’enquêter sur la mort d’un autre journaliste tué à Veracruz le 10 janvier.

Publié le 17 janvier
Agence France-Presse

Collaborateur de plusieurs publications mexicaines, le photographe Margarito Martinez a été tué à la mi-journée près de chez lui à Tijuana, ville-frontière avec les États-Unis, a indiqué le ministère de la Sécurité de l’État de Basse-Californie.

Le photographe, spécialisé dans les affaires policières, a été la cible « d’une agression à l’arme à feu », selon le communiqué du ministère régional.

Martinez, 49 ans, avait été menacé en décembre par des blogueurs, a indiqué l’ONG YoSiSoyPeriodista (« Moi, je suis journaliste »), qui demande aux autorités des mesures de protection pour les journalistes.

Le parquet général a annoncé l’ouverture d’une enquête en déclarant : « La liberté d’expression, sous toutes ses formes, est un droit fondamental des citoyens ».

Dans l’État du Veracruz, la Commission d’État pour la protection des journalistes a demandé au parquet général de l’État de mettre en œuvre le « protocole d’enquête pour les délits contre la liberté d’expression » après l’homicide de José Luis Gamboa, poignardé le 10 janvier dans le port de Veracruz. Son corps n’a été identifié que le 14 par sa famille.

La victime ne travaillait plus comme journaliste, mais comme un analyste sur les réseaux sociaux, d’après une source locale.

Il ne faisait l’objet d’aucun « antécédent d’agressions » ou de « menaces » et n’était pas protégé, d’après la Commission d’État pour la protection des journalistes.

Le Mexique est considéré comme l’un des pays les plus dangereux au monde pour les journalistes, exposés aux représailles des cartels de narcotrafiquants à l’œuvre dans plusieurs des 32 États du pays.

Au moins sept journalistes ont été tués en 2021, d’après un décompte de l’AFP, qui tente à chaque fois d’établir si la victime était bien encore en activité, et si elle a été tuée pour ses enquêtes ou ses articles.

Une centaine de journalistes ont été tués depuis 2000, d’après des chiffres de la Commission des droits de l’homme.