(Mexico) Le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador s’est félicité mercredi du « contrôle de la pandémie » dans son pays qui devrait prochainement disposer de son propre vaccin, Patria, à contre-courant du vent de panique qui souffle dans le monde face au variant Omicron.

Publié le 2 déc. 2021
Agence France-Presse

Devant des dizaines de milliers de personnes rassemblées sur la principale place de Mexico à l’occasion du troisième anniversaire de son arrivée au pouvoir, le président de gauche a également annoncé une hausse du salaire minimum de 22 % pour l’année prochaine.

Le rassemblement, qui n’avait pas été organisé l’année dernière pour cause de pandémie, a réuni 250 000 personnes, d’après le gouvernement local de Mexico, également aux mains du parti au pouvoir Morena.

« Aujourd’hui, 86 % des Mexicains de plus de 18 ans sont protégés, presque tous avec deux doses. Nous avons déjà commencé à vacciner les jeunes de 15 à 18 ans, et nous allons appliquer des doses de rappel, en commençant par les personnes âgées », a déclaré le président mexicain.

« Le contrôle de la pandémie nous permet de revenir à notre plan initial […] pour améliorer les services de santé », tels que l’augmentation du nombre de médecins, actuellement de 1,2 pour 1000 habitants, a dit le président mexicain.

L’année prochaine, « si tout va bien, nous aurons le vaccin [mexicain] Patria ».

Avec 126 millions d’habitants, le Mexique a enregistré, au total, 3,8 millions de cas de COVID-19 et 294 428 décès.

La situation sanitaire du pays s’est améliorée depuis un mois après avoir été critique en juillet. Certains craignent un rebond après les fêtes.

AMLO, surnom du président mexicain, a également annoncé une hausse du salaire minimum de 22 % pour l’année prochaine, à huit dollars par jour et 12 dans la zone franche de la frontière nord avec les États-Unis, qui bénéficie d’un régime économique spécial.

« Cela signifie que pendant notre mandat l’augmentation du salaire minimum a été de 65 % en termes réels », a-t-il assuré.

L’inflation annuelle se situe à 6,24 %, plus du double des objectifs. La Banque centrale a relevé son taux directeur à 5 %.

Le président a assuré que l’économie était en train de se remettre de la crise provoquée par la pandémie, qui a entraîné une contraction du produit intérieur brut de 8,5 % en 2020.

« Je n’ai aucun doute sur le fait que bientôt, très bientôt, nous sortirons définitivement de la crise économique […] Nous ne nous sommes pas endettés comme d’autres pays, nous n’avons pas perdu de recettes publiques ».