(Tegucigalpa) Deux employés d’un hôpital public, également membres d’un gang criminel, ont été arrêtés mardi au Honduras pour avoir transporté de la marijuana dans une ambulance qui leur permettait d’échapper aux restrictions de circulation décrétées dans le pays en raison de l’épidémie de coronavirus.  

Agence France-Presse

Le conducteur de l’ambulance et un vigile qui l’accompagnait, tous deux employés de l’Hôpital-école de Tegucigalpa, ont été interpellés alors qu’ils transportaient environ 300 paquets de marijuana, ont annoncé les autorités. Le poids de la cargaison n’a pas été communiqué.  

Les deux hommes « faisaient l’objet d’un signalement des services de renseignement selon lequel ils étaient membres du gang Barrio 18 et utilisaient l’ambulance pour transporter des armes, de la drogue et commettre d’autres actes criminels », a expliqué à l’AFP le porte-parole de la Force nationale anti-extorsion, Mario Fu.  

Les deux malfaiteurs utilisaient l’ambulance pour circuler dans la capitale malgré le couvre-feu imposé dans le pays pour lutter contre l’épidémie de COVID-19. Ils n’hésitaient pas à déclencher la sirène pour éviter les contrôles de police.  

L’activité criminelle des gangs – qui se livrent au racket, à l’assassinat sur gages et au trafic de drogue – fait du Honduras l’un des pays les plus violents au monde, avec un taux de plus de 40 homicides pour 100 000 habitants selon des chiffres de l’Observatoire de la violence de l’université nationale. Le taux moyen dans le monde est de 6,1 homicides pour 100 000 habitants.  

Selon les derniers chiffres officiels, 307 personnes ont été infectées par la COVID-19, dont 22 sont décédées, dans ce pays centroaméricain de 9 millions d’habitants.