(Sao Paulo) Les autorités brésiliennes ont créé jeudi un cabinet de crise pour évaluer les risques de pollution autour d’un minéralier sud-coréen dont la coque a été endommagée à 100 km des côtes du pays et qui menace de chavirer depuis trois jours

Agence France-Presse

La Marine brésilienne a annoncé dans un communiqué la tenue jeudi matin d’une réunion des pouvoirs publics avec Vale, compagnie minière responsable du chargement de minerai de fer, et de l’armateur sud-coréen Polaris qui opère le navire.

La coque du navire Stellar Banner a été perforée à au moins deux endroits à l’avant de l’embarcation, a précisé la Marine.

PHOTO MARINE DU BRÉSIL, VIA AFP

Le minéralier sud-coréen Stellar Banner, chargé de minerai de fer est en perdition à 100 km au large de la côte brésilienne, après avoir quitté le port de Sao Luis. L’équipage a abandonné le navire.

D’après Vale, les 20 membres de l’équipage ont pu être évacués en sécurité.

Des images impressionnantes de la chaîne TV-Globo montraient le navire fortement incliné, menaçant de chavirer.

Le minéralier a appareillé du port de Ponta de Madeira, dans l’État du Maranhao, dans le nord-est du Brésil, à destination de Quingdao, en Chine. Il avait chargé 275,000 tonnes de minerai de fer au Brésil, selon la firme d'information financière Refinitiv.

D’après sa fiche à l'Organisation maritime internationale, le Stellar Banner a été lancé en 2016, il peut contenir jusqu’à 300 660 tonnes de minerai et il bat pavillon de complaisance des Îles Marshall.

L’agence publique environnementale Ibama a indiqué jeudi qu’aucune pollution n’avait été constatée à la surface de la mer lors d’un survol de la zone de l’accident.

Le littoral du nord-est du Brésil avait été souillé par une marée noire à l’origine mystérieuse qui a atteint plus de 2000 km de côtes d’août à décembre 2019.

La compagnie minière Vale est dans le collimateur des autorités brésiliennes en raison de deux ruptures de barrages miniers ayant causé des dégâts humains et environnementaux gigantesques, à Mariana, en 2015 (19 morts), et à Brumadinho, en janvier 2019 (270 morts).

Avec La Presse