(Buenos Aires) La Conférence épiscopale argentine va célébrer une messe pour la défense de la vie « depuis la conception jusqu’à la mort naturelle » le 8 mars, Journée internationale des femmes, coup d’envoi d’une nouvelle campagne de mobilisation pour s’opposer à la dépénalisation de l’avortement.  

Agence France-Presse

La messe aura lieu dans la Basilique de Notre-Dame de Lujan, important lieu de pèlerinage catholique, à 75 km à l’ouest de Buenos Aires, et aura pour thème « Oui aux femmes, oui à la vie », a annoncé la Conférence épiscopale.  

Mercredi, lors d’une conférence à Paris, le président argentin, Alberto Fernandez, en tournée européenne, a déclaré qu’il déposerait devant le Parlement « un projet de loi mettant fin à la pénalisation de l’avortement et permettant la réalisation d’un avortement dans n’importe quel établissement (de santé) public ».  

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Le président argentin Alberto Angel Fernandez veut décriminaliser l’avortement dans son pays.

Le chef de l’État, un péroniste de centre gauche, avait déjà indiqué son intention de revoir la loi argentine sur l’avortement. Son ministre de la Santé, Gines Gonzalez Garcia, est un fervent défenseur de la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse.

La tournée de M. Fernandez, en fonction depuis décembre 2019, a débuté par une rencontre avec le pape argentin François, au Vatican.  

En Argentine, l’avortement est autorisé en cas de viol ou quand la vie de la mère est en danger.  

En 2018, un projet de loi pour légaliser l’IVG jusqu’à la 14e semaine avait été rejeté par le Sénat, après avoir été approuvé par la Chambre des députés.