(Mexico) Les drois de l’Homme de centaines de migrants d’Amérique centrale arrêtés jeudi par les forces mexicaines ont été « respectés », a estimé vendredi le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador.

Agence France-Presse

Plusieurs centaines de migrants ont franchi jeudi sans autorisation la frontière avec le Guatemala avec l’intention de traverser le Mexique pour se rendre aux États-Unis, avant d’être pour la plupart arrêtés par les forces de l’ordre.  

« On leur a offert un abri, du travail, tout […] Heureusement, les droits de l’homme ont été respectés », a déclaré le président lors de sa conférence de presse matinale quotidienne.

La Garde nationale a interpellé jeudi à coups de matraques et de gaz lacrymogène quelque 800 migrants d’une caravane partie le 14 janvier du Honduras et qui espérait remonter vers le nord.

De nombreux migrants se sont affolés face aux forces de l’ordre mexicaines, notamment des femmes et des enfants en détresse. Ils ont été refoulés manu militari par la Garde nationale mexicaine, a constaté l’AFP.

« Chaque jour, nous recommandons […] que les droits de l’homme soient respectés, que l’on veille à ce qu’il n’y ait pas de blessés », a poursuivi le chef de l’État.  

Il a souligné que les migrants, originaires principalement du Honduras, ont reçu des soins médicaux, de la nourriture et un toit.

Mi-janvier, l’organisation Human Rights Watch (HRW) a accusé le Mexique, dans son rapport annuel, de violer les droits des migrants – des Honduriens, mais aussi des Guatémaltèques, des Salvadoriens et des Nicaraguayens – qui traversent son territoire pour tenter de demander l’asile aux États-Unis.

Plus de 3500 migrants composent la caravane, selon les estimations des autorités d’immigration d’Amérique centrale.  

Après les grandes caravanes de la fin 2018 et le début 2019, le président américain Donald Trump avait menacé le Mexique de sanctions commerciales s’il ne prenait pas de mesures pour arrêter la vague migratoire. Mexico a depuis déployé des milliers d’hommes à ses frontières pour juguler ces flux migratoires.