(Brasilia) Le président brésilien Jair Bolsonaro a fait savoir qu’il ne se ferait pas vacciner contre le coronavirus, mais que le gouvernement organiserait « immédiatement » la distribution d’un vaccin approuvé par les régulateurs.

Agence France-Presse

« Je vous le dis, je ne le prendrai pas (le vaccin) », dit-il dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux jeudi. « C’est mon droit ».

Le Brésil, qui compte 212 millions d’habitants, est le deuxième pays le plus endeuillé par la pandémie, avec plus de 170 000 morts, derrière les États-Unis, selon Johns Hopkins University.

Le président d’extrême droite a été critiqué pour sa gestion de l’épidémie, minimisant sa gravité et étant opposé à la restriction des activités économiques.

Il a personnellement surmonté la COVID-19 en juillet après avoir été contaminé à l’âge de 65 ans, profitant de l’occasion pour réaffirmer sa foi inébranlable dans l’hydroxychloroquine, dont l’efficacité n’est toutefois pas prouvée scientifiquement.

Plus de la moitié du gouvernement a été testé positif ces derniers mois.

Une fois un traitement approuvé par les autorités de régulation sanitaire brésiliennes, le gouvernement va « immédiatement organiser » son achat et sa distribution à ceux qui le veulent, a-t-il dit dans la vidéo. Mais il s’est dit « certain » que le Parlement ne rendrait pas la vaccination obligatoire.

Mercredi le laboratoire américain Pfizer a transmis les résultats des tests de son vaccin aux autorités régulatrices sanitaires brésiliennes, en vue de son approbation.

Le ministère brésilien de la Santé a déjà décidé d’acheter 100 millions de doses d’un vaccin différent, développé par le laboratoire AstraZeneca et l’université d’Oxford.  

Les essais cliniques de phase 3 d’un troisième vaccin, le CoronaVac, du laboratoire chinois Sinovac, ont été suspendus brièvement au Brésil après le décès d’un volontaire, une suspension saluée par le président Bolsonaro comme une « victoire personnelle ». Ces essais ont repris depuis.