(Buenos Aires) Plusieurs dizaines de détenus d’une prison de Buenos Aires qui s’étaient mutinés vendredi après la confirmation d’un cas de COVID-19 parmi les surveillants ont mis fin à leur mouvement et accepté d’entamer des discussions avec les autorités, selon les médias locaux.

Agence France-Presse

La mutinerie a duré neuf heures dans la prison qui abrite environ 2200 détenus et les autorités n’ont signalé aucun blessé.  

Des représentants des détenus ont accepté de rencontrer les autorités samedi pour discuter de leurs préoccupations, ont indiqué des médias locaux, citant des sources au ministère de la Justice.

Les forces de l’ordre s’étaient déployées autour de la prison de Villa Devoto, tandis que des détonations étaient entendues à l’intérieur de la prison, a constaté l’AFP.  

Un groupe de prisonniers avait réussi à se hisser sur le toit de la prison, et de là, à lancer des projectiles sur l’équipe de sécurité pénitentiaire qui tentait de contenir l’émeute.  

Les prisonniers réclament la présence d’un juge et des mesures sanitaires d’urgence après qu’un cas positif à la COVID-19 a été confirmé chez un surveillant.  

« Nous refusons de mourir en prison », pouvait-on lire sur une banderole brandie depuis le toit de l’édifice.  

Entre autres revendications, les prisonniers demandent que soient mises en œuvre les procédures de libération qui étaient en cours avant la crise sanitaire.  

D’autres émeutes ont eu lieu la semaine dernière dans plusieurs prisons en Argentine, dont l’une à Florencio Varela, dans la province de Buenos Aires, qui s’est soldée par la mort d’un prisonnier et une vingtaine de blessés.  

Depuis le 20 mars, l’Argentine a instauré un confinement obligatoire sur tout son territoire pour tenter de freiner la propagation de l’épidémie de coronavirus. Le pays a enregistré 3423 cas de COVID-19, dont 167 décès.