(Washington) Les États-Unis accusent le Venezuela et Cuba d’attiser les tensions en Amérique du Sud, où plusieurs pays sont le théâtre de manifestations de grande ampleur.

Agence France-Presse

Elliott Abrams, le représentant spécial des États-Unis pour le Venezuela, qui mène les efforts américains en vue de renverser le leader de gauche Nicolas Maduro, a affirmé que Caracas et La Havane utilisaient les réseaux sociaux et d’autres outils pour alimenter l’agitation.

«Il y a des preuves qui commencent à se multiplier sur les efforts des régimes à Cuba et au Venezuela en vue d’aggraver les problèmes en Amérique du Sud», a-t-il dit à des journalistes.

M. Abrams a cité la récente expulsion par la Colombie, pays allié des États-Unis, de 59 Vénézuéliens pour leur participation aux manifestations contre le président de droite Ivan Duque.

Mercredi, le secrétaire d’État Mike Pompeo s’est entretenu au téléphone avec M. Duque et salué «la conversation nationale» que ce dernier a lancée pour discuter des griefs à son encontre.

M. Pompeo «a réaffirmé le soutien inébranlable des États-Unis au gouvernement de Colombie dans ses efforts pour faciliter l’expression démocratique et pacifique», selon un communiqué du département d’État.

Elliott Abrams a également évoqué des allégations, démenties par La Havane, selon lesquelles des Cubains ont financé des rassemblements contre la présidente par intérim de droite en Bolivie, où le président Evo Morales a démissionné après une élection controversée.

Des responsables américains ont en outre par le passé accusé le Venezuela d’être impliqué dans des manifestations en Équateur et au Chili.

Malgré les troubles dans la région, Nicolas Maduro reste au pouvoir, bien que la majorité des États occidentaux et latino-américains le jugent illégitime.

AFP

Juan Guaidó

Les États-Unis ont lancé en janvier une campagne de sanctions et d’autres types de pressions pour renverser M. Maduro et appuyer son opposant Juan Guaidó, que Washington considère comme le président par intérim.

M. Abrams a assuré que les États-Unis ne changeraient pas de position et s’attendaient encore à ce que leur stratégie réussisse.

«Non, nous n’avons pas de plan B. Nous avons un plan A. Nous pensons que ça marchera», a-t-il dit.