(La Paz) Les incendies qui ont dévasté plus d’1,2 million d’hectares depuis le début de l’année en Bolivie ont également endommagé des sites d’art rupestre dans l’est du pays, ont annoncé les autorités locales mardi.

Agence France-Presse

« Nous pensons que les dégâts sont importants sur ce patrimoine culturel d’art rupestre », a déclaré à la radio Panamericana Danilo Drakic, archéologue du gouvernement de Santa Cruz (est), un des départements les plus touchés par les incendies au cours des dernières semaines.

Selon le spécialiste, « la suie a recouvert les peintures d’une couche noire et des pierres se sont brisées, certaines se sont même effondrées, sous l’effet de la chaleur » dans plusieurs sites autour de la ville de Roboré.

Les dégâts seront connus avec précision après les travaux d’une mission technique qui sera envoyée sur les lieux dès que les incendies seront totalement maîtrisés, a-t-il ajouté.

La localité de Roboré, située à 1300 km de La Paz, a été reconnue en 2017 comme « capitale départementale de l’art rupestre ». Des recherches scientifiques ont établi que plusieurs groupes humains y ont vécu entre 1500 et 1100 avant Jésus-Christ.

Le ministère de la Culture bolivien a également mis en garde contre les dangers encourus par les missions jésuites de Chiquitos, classées au Patrimoine de l’Humanité en 1990 et situées dans le nord du pays, également en proie aux incendies.

Ces sites « n’ont pas encore été touchés », mais ils « courent un danger », a indiqué le ministère.

Les pompiers sont toujours à pied d’œuvre pour lutter contre les incendies, en particulier dans le département de Santa Cruz. Le gouvernement a annoncé la semaine dernière que 85 % des feux étaient sous contrôle. Les incendies, qui se sont déclarés en mai, avec une forte recrudescence en août, ont déjà dévasté 1,2 million d’hectares de forêt et de prairies, selon les autorités.