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Nicaragua : les journalistes dénoncent des agressions et menaces

Les signataires accusent le gouvernement de «harceler» la... (Photo Marvin Recinos, Archives AFP)

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Les signataires accusent le gouvernement de «harceler» la presse indépendante, citant comme exemple l'attaque contre les bâtiments de la chaîne 100% Noticias, l'une des cinq télévisions censurées temporairement au début des manifestations, en avril.

Photo Marvin Recinos, Archives AFP

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Agence France-Presse
Managua

La presse au Nicaragua a demandé jeudi au gouvernement du président Daniel Ortega de mettre fin aux agressions et menaces de mort dont sont victimes les journalistes couvrant la vague de contestation qui a fait plus de 212 morts en deux mois.

« Nous exigeons au gouvernement de Daniel Ortega le plein respect du droit à la liberté de penser et la liberté d'informer », a déclaré le syndicat professionnel du secteur dans une déclaration lue par la journaliste Leticia Gaitan lors d'une conférence de presse.

Les journalistes ont dit rejeter «les plans du régime pour imposer la censure», ainsi que «la campagne de calomnies et diffamation contre les journalistes», dans cette déclaration également signée par des propriétaires de médias.

« C'est sans aucun doute la pire répression dont a souffert le Nicaragua dans son histoire moderne », dénonce la lettre ouverte du syndicat.

Les signataires accusent le gouvernement de «harceler» la presse indépendante, citant comme exemple l'attaque contre les bâtiments de la chaîne 100% Noticias, l'une des cinq télévisions censurées temporairement au début des manifestations, en avril.

« Avec Ortega, le pays n'est pas viable ni sur le plan économique ni sur le plan humanitaire car cette tuerie ne va pas s'arrêter » et «nous les journalistes n'avons aucune protection pour exercer notre métier», a affirmé le célèbre journaliste Carlos Fernando Chamorro.

Déclenchée le 18 avril par une réforme de la sécurité sociale, vite abandonnée, la vague de protestation est d'une ampleur inédite au Nicaragua et la revendication principale est le départ du président Ortega, un ex-guérillero de 72 ans au pouvoir depuis 2007, après l'avoir déjà été de 1979 à 1990.

Le syndicat des journalistes a dénoncé des menaces et des agressions contre des reporters, certains frappés par des groupes paramilitaires. Le directeur de la radio d'opposition Dario de Leon, Anibal Toruño, « continue de recevoir des menaces de mort contre lui et sa famille », selon le syndicat.

En avril, le journaliste Angel Gahona était mort d'une balle dans la tête alors qu'il filmait, en direct, les pillages dans la ville de Bluefields.

Les radios Nueva Radio Ya et Radio Nicaragua, proches du gouvernement, ont elles aussi vu leurs locaux incendiés.

Les équipes de 100% Noticias et Canal 12 ont été attaquées par des paramilitaires tandis que les journalistes de La Prensa ont échappé «par miracle» à des tirs de « forces pilotées par le gouvernement », selon le syndicat de la presse.




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