La loi de 2013 qui a légalisé la production, la distribution et la consommation de cannabis en Uruguay n'a pas entraîné une baisse du trafic et les meurtres en lien avec ces trafics ont même augmenté, selon la police.

Publié le 7 mars 2017
AGENCE FRANCE-PRESSE

«En 2016, nous avons atteint des niveaux records en terme de saisies de produits venus de l'extérieur du pays, comme quoi le trafic vers l'Uruguay n'a pas réellement été touché», a déclaré mardi le directeur de la police nationale uruguayenne, Mario Layera, dans un entretien à la radio locale El Espectador.

En décembre, la Brigade des Narcotiques uruguayenne avait souligné avoir saisi 4,3 tonnes de cannabis, contre 2,5 tonnes en 2015, et 144,4 kg de cocaïne.

L'Uruguay a adopté en décembre 2013 une loi polémique autorisant trois modes d'accès au cannabis: culture à domicile pour la consommation personnelle, appartenance à un club cannabique pour planter de manière coopérative et achat de marijuana produite par des entreprises privées.

Jusqu'à cette année, le problème principal pour les consommateurs a cependant été la difficulté à se fournir en pharmacie, pour des raisons logistiques.