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Le président colombien opposé à l'opération de libération de Betancourt?

Ancien otage de nationalité franco-colombienne, Mme Betancourt avait été... (Archives AFP)

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Ancien otage de nationalité franco-colombienne, Mme Betancourt avait été libérée le 2 juillet 2008 avec d'autres personnes séquestrées par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Archives AFP

Agence France-Presse
BOGOTA

Le président colombien Juan Manuel Santos aurait tenté d'annuler l'opération lancée il y a six ans pour libérer Ingrid Betancourt , otage de la guérilla des FARC, a affirmé son prédécesseur Alvaro Uribe, qui l'a qualifié de «tigre de papier».

Dans une pique féroce à l'égard de M. Santos, qui était à l'époque son ministre de la Défense, l'ancien chef de l'État, qui milite contre la réélection de ce dernier au second tour de la présidentielle de dimanche, assure qu'il a du «imposer» cette opération contre l'avis de ce dernier.

Ancien otage de nationalité franco-colombienne, Mme Betancourt avait été libérée le 2 juillet 2008 avec d'autres personnes séquestrées par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) lors d'une audacieuse opération d'infiltration de l'armée qui avait envoyé pour les chercher un faux hélicoptère de la Croix-Rouge.

«Alors que le ministre Santos était en vacances en Europe, l'armée préparait l'opération. Il est arrivé quelques jours avant et quand nous avons analysé le risque que les FARC découvrent l'opération et empêchent l'embarquement d'Ingrid Betancourt et des autres otages à bord de l'hélicoptère, le ministre Santos a recommandé, avec ses hésitations habituelles, de les laisser dans la jungle», a raconté M. Uribe.

«J'ai du m'imposer et dire : "c'est ma responsabilité, j'assume tous les risques"», a poursuivi l'ancien président, qui a tenu ce discours mercredi devant des militaires de réserves.

Dressant un portrait particulièrement peu flatteur de M. Santos, il ajoute même qu'il lui a laissé le privilège de recevoir l'ex-otage à son arrivée : «Qu'on me laisse les difficultés, accueillez-la vous, Monsieur le ministre, pour votre avenir politique», lui aurait dit alors M. Uribe.

Élu sénateur à la tête du premier parti d'opposition, l'ancien président est devenu le détracteur le plus virulent à l'encontre de M. Santos, dont il était le mentor, lui reprochant d'avoir ouvert des négociations avec les FARC.

«C'est un tigre de papier : il dit au monde qu'il a été le principal guerrier contre les FARC. Mensonges!», a encore lancé M. Uribe, qui soutient au second tour de la présidentielle son adversaire, Oscar Ivan Zuluaga, un autre de ses ministres, responsable de l'Économie.




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