Intempéries en Bolivie: nouvelle alerte rouge

Un couple marche sur une route inondée en... (Photo David Mercado, Reuters)

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Un couple marche sur une route inondée en banlieue de Trinidad.

Photo David Mercado, Reuters

José Arturo Cárdenas
Agence France-Presse
La Paz

Une alerte rouge a été émise jeudi pour quatre départements en Bolivie, en raison des fortes pluies qui ont déjà fait presque 50 morts et des milliers de sinistrés en quelques semaines.

Le Service de météorologie nationale (Senamhi) a émis une prévision de «pluies accompagnées de violents orages» justifiant une alerte rouge dans les départements de La Paz (ouest), de Santa Cruz (est), de Beni (nord-est) et de Cochabamba (centre), déjà durement touchés depuis le début de la saison des pluies, fin septembre.

Plusieurs fleuves devraient voir leur niveau augmenter, selon le Senamhi.

Le dernier bilan du ministère de la Défense, publié ce jeudi, fait état de 48 morts, 54 000 familles sinistrées, 36 726 hectares de cultures perdus et 1829 maisons détruites, dans un des pays les plus pauvres d'Amérique du Sud.

La région andine de La Paz, les régions d'élevage de Beni et agricoles de Cochabamba et de Santa Cruz, qui couvrent la moitié du territoire bolivien, ont été les plus affectées par les intempéries.

À Beni, les inquiétudes se concentrent notamment sur la capitale du département, Trinidad, 92 000 habitants, où l'on redoute une aggravation des inondations liées au Mamoré, une rivière locale.

«Les pluies continuent de causer douleur et angoisse dans les familles de Beni et le plus triste est que (l'eau) va rester trois ou quatre mois» de plus, a déploré jeudi le gouverneur de ce département, Carmelo Lens.

Les éleveurs de bétail évaluent les pertes à 26 millions de dollars dans le département de Santa Cruz, poumon économique de la Bolivie.

Selon le président de la Fédération des éleveurs de Santa Cruz, Hector Sandóval, «malheureusement, les pertes ont augmenté pour atteindre 42 000 têtes de bétail à Beni et à Pando».

La saison des pluies, qui court habituellement de novembre à février, a débuté cette année en septembre et devrait se poursuivre jusqu'en mars, selon le Senamhi.




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