Les autorités mexicaines ont annoncé vendredi la découverte de treize cadavres dans une fosse commune clandestine aux environs de Mexico, dont au moins cinq faisaient partie d'un groupe de jeunes enlevés fin mai dans la capitale.

Mis à jour le 23 août 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

Un précédent bilan faisait état jeudi de sept cadavres retrouvés.

«Nous avons trouvé les restes de 13 personnes», a annoncé à la presse le vice-procureur de Mexico Renato Sales. Selon lui, il a été établi que cinq d'entre elles - quatre hommes et une femme - appartenaient au groupe des douze jeunes qui avaient été enlevés fin mai en plein jour devant un bar de la capitale mexicaine.

Les autorités avaient annoncé jeudi la découverte d'une fosse commune dans une réserve écologique de Tlalmanalco, à quelque 30 kilomètres au sud-est de la capitale.

Les enquêteurs avaient aussitôt entrepris des tests de comparaison d'ADN pour tenter de vérifier si les premiers corps déterrés étaient ceux d'une partie des jeunes disparus - sept hommes et cinq femmes âgés de 16 à 34 ans - enlevés le 26 mai par un groupe armé à la sortie du bar After Heaven, à quelques mètres d'un commissariat de police.

Le procureur de Mexico Rodolfo Rios avait indiqué à l'AFP que les dépouilles n'étaient que des os, rendant impossible la détermination du sexe et la cause des décès des victimes.

M. Rios avait encore annoncé à la presse l'arrestation de «deux personnes qui se trouvaient à proximité» de la fosse, des habitants des environs.

De son côté, Ricardo Martinez, avocat de familles des jeunes enlevés, avait annoncé jeudi à la presse qu'un policier lui avait confié qu'il s'agissait en réalité de deux fosses communes découvertes à partir des indications de deux détenus. Selon ces derniers, avait-il ajouté, il y avait 13 corps enterrés, dont ceux des 12 disparus.

Le 26 mai dernier au matin, 17 hommes armés et masqués avaient fait irruption au Heaven, un bar de nuit dans le quartier touristique de la «Zona Rosa» de la capitale mexicaine, et en avaient extrait 12 jeunes qu'ils ont contraints à monter à bord de camionnettes, selon divers témoignages et des enregistrements des caméras de sécurité.

Cet enlèvement, non élucidé à ce jour, avait fait grand bruit alors que Mexico semblait jusque là épargnée par les activités du crime organisé.

Selon le procureur de Mexico, il s'agirait d'un épisode du conflit entre deux groupes - La Union et Tepis - qui vendent de la drogue au détail dans le quartier populaire de Tepito, non loin du centre historique de la ville, d'où sont originaires la plupart des disparus.

Deux des propriétaires de l'établissement ont été enlevés, alors que le corps d'un troisième avait été retrouvé calciné début juillet dans l'État de Morelos (centre).