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Repos pour le pape après une arrivée mouvementée à Rio

Le pape François et la présidente du Brésil... (Photo AFP)

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Le pape François et la présidente du Brésil Dilma Rousseff.

Photo AFP

Jean-Louis DE LA VAISSIERE
Agence France-Presse
Rio de Janeiro, Brésil

À quelques heures de l'ouverture des Jeunesses mondiales de la Jeunesse (JMJ), le pape François se reposait mardi au lendemain de son arrivée agitée à Rio de Janeiro, où les autorités analysaient les failles de sécurité qui l'ont rendu vulnérable quand une foule enthousiaste a encerclé son véhicule.

L'arrivée du pape dans une voiture qui s'est retrouvé coincée entre une foule qui jetait des présents au pape par la fenêtre et le touchait, et une file d'autobus de l'autre, a suscité des interrogations sur le dispositif de sécurité.

Les autorités ont admis des erreurs de communication entre les différents services chargés de la sécurité. Un responsable de la mairie de Rio a indiqué que le chauffeur du véhicule s'était trompé sur le parcours.

Le secrétaire à la Sécurité pour les Grands événements au Brésil, qui dépend du ministère de la Défense, a précisé que le pape lui-même avait demandé de ralentir.

Le souverain pontife avait l'air ravi et à même baissé la vitre de son véhicule pour saluer les gens. Mais ses gardes du corps étaient visiblement nerveux. Le véhicule du pape a mis 12 minutes à parcourir 500 mètres.

«Il ne faut pas dramatiser. Tout s'est bien passé et personne n'a voulu faire du mal au pape», a commenté le porte-parole du Vatican Federico Lombardi, reconnaissant en plaisantant que le secrétaire du pape «était effrayé».

«Cela a été une première expérience. Nous avons vu l'enthousiasme des gens; c'est quelque chose de nouveau, peut-être une leçon pour les prochains jours (...) Nous devons trouver la façon correcte», a toutefois reconnu M. Lombardi.

«Merci! Merci! Merci à vous tous et à toutes les autorités pour ce magnifique accueil en terre carioca», a posté le pape mardi sur son compte Twitter.

L'arrivée du pape a aussi été marquée par de violents incidents lors d'une manifestation contre le coût des JMJ, faisant craindre de nouvelles violences dans la foulée de la fronde sociale de juin qui a ébranlé le pays en pleine Coupe de football des confédérations.

Selon la police, les incidents ont commencé quand un manifestant a lancé un cocktail molotov. Huit personnes ont été interpellées.

Un photographe de l'AFP qui couvrait ces incidents a été blessé à la tête par un coup de matraque d'un policier et a été brièvement hospitalisé dans la soirée.

D'autres manifestations sont annoncées dans les prochains jours, notamment vendredi près de la plage de Copacabana, en marge du Chemin de Croix des JMJ auquel doit assister le pape et où sont attendus des centaines de milliers de fidèles.

Le pape argentin, âgé de 76 ans, se reposait mardi dans le calme de la résidence du Sumaré, perchée sur les hauteurs de Rio au milieu de la forêt tropicale. Il n'a pas de réunion officiellement prévue.

L'archevêque de Rio de Janeiro, Mgr Orani Joao Tempesta, devait, sans la présence du pape, donner à 18H00 (21H00 GMT) le coup d'envoi officiel des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) en célébrant une messe sur la plage de Copacabana.

Jusqu'à 1,5 million de jeunes pèlerins, venus de 170 pays, sont attendus aux JMJ qui se dérouleront jusqu'à dimanche à Rio.

Le pape, qui prône le retour à une Église missionnaire, avait appelé lundi les jeunes à reprendre le flambeau du Christ, en «faisant des disciples de toutes les nations».

C'est la première fois que ce Jésuite argentin âgé de 76 ans foule le sol du «Nouveau monde» depuis qu'il a succédé en mars à Benoît XVI à la tête d'une Église en crise, minée par les scandales de pédophilie.

Dans l'avion qui l'emmenait à Rio, le pape a parlé de la crise économique qui «ne donne rien de bien» pour les jeunes, le risque étant celui d'une génération sacrifiée, privée de sa dignité, qui n'aura pas eu de travail.

Le pape se rendra mardi au sanctuaire marial d'Aparecida, situé à mi-chemin entre Rio et Sao Paulo.

Le père Lombardi a minimisé la découverte dimanche d'un engin explosif «très artisanal» dans un sac en plastique dans des toilettes publiques près de la basilique d'Aparecida.

La sécurité de François n'était pas en jeu selon lui.




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