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Équateur: Le président nie avoir espionné des opposants

Le chef de l'État, qui entretient des relations... (PHOTO REUTERS/STRINGER)

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Le chef de l'État, qui entretient des relations conflictuelles avec la Maison Blanche depuis son élection en 2007, avait aussi assuré que son gouvernement n'avait jamais «pratiqué une écoute téléphonique à des fins politiques».

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Agence France-Presse
Quito

Le président d'Équateur, Rafael Correa, a démenti vendredi avoir espionné des opposants politiques, dénonçant des rumeurs propagées au moment où Quito examine la demande d'asile de l'ex-consultant américain de l'Agence nationale de sécurité (NSA) Edward Snowden, recherché par Washington.

«Il est prouvé que c'était seulement une autre farce pour "punir" les "insoumis"», a déclaré M. Correa, dans un message posté sur son compte Twitter.

Le dirigeant socialiste réagissait à une information publiée par le site américain Buzfeed.com selon laquelle les services secrets équatoriens auraient tenté d'acquérir le même matériel utilisé par la NSA pour le vaste programme d'espionnage qui a été dénoncé par M. Snowden.

La veille, le président Correa avait une nouvelle fois apporté son soutien au combat mené par l'informaticien américain, bloqué actuellement à l'aéroport de Moscou, tout en précisant qu'aucune décision n'avait été prise concernant son éventuel transfert sur le territoire équatorien, condition nécessaire pour instruire sa demande d'asile.

Le chef de l'État, qui entretient des relations conflictuelles avec la Maison Blanche depuis son élection en 2007, avait aussi assuré que son gouvernement n'avait jamais «pratiqué une écoute téléphonique à des fins politiques».

Cette mise au point intervient alors que l'affaire Snowden suscite de fortes tensions diplomatiques entre l'Équateur et les États-Unis.

Washington a averti qu'un éventuel octroi de l'asile par Quito à Snowden «créerait de graves difficultés» pour les relations bilatérales. «S'ils prenaient cette mesure, il y aurait des répercussions très négatives», a prévenu le porte-parole adjoint du Département d'État, Patrick Ventrell.

Le gouvernement de Quito a déjà suscité l'irritation de Washington en octroyant il y a un an dans son ambassade à Londres l'asile politique au fondateur australien du site WikiLeaks, Julian Assange, également dans le collimateur des États-Unis pour avoir divulgué des centaines de milliers de câbles confidentiels américains.




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