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Plus en quatre mots : la vie du foetus avant celle de la mère

Le droit à l'avortement est loin d'être uniforme d'un bout à l'autre des... (PHOTO JOSE CABEZAS, AFP)

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PHOTO JOSE CABEZAS, AFP

Le droit à l'avortement est loin d'être uniforme d'un bout à l'autre des Amériques. Si au Québec, les témoignages affluent encore deux jours après la mort du Dr Henry Morgentaler, qui s'est battu pour le droit à l'avortement toute sa vie, au Salvador, le cas d'une femme malade, enceinte de 26 semaines, soulève les passions. Quatre mots pour comprendre.

Anencéphalie

Souffrant du lupus, une maladie auto-immune ainsi que d'une insuffisance rénale, «Beatriz», une Salvadorienne de 22 ans déjà mère d'un garçon, est enceinte de 26 semaines. Selon de récents tests, le foetus qu'elle porte est atteint d'anencéphalie. Cette maladie congénitale, qui empêche une partie du cerveau et du crâne de se développer, est fatale dans presque tous les cas. Les médecins de Beatriz aimeraient procéder à un avortement. Si ces derniers estiment qu'il est presque impossible que l'enfant à naître puisse vivre, ils croient aussi que la vie de Beatriz pourrait être en danger si elle poursuit sa grossesse.

Juges

Au Salvador, où l'avortement est prohibé, le cas de Beatriz a été entendu par la Cour suprême. Mercredi, le plus haut tribunal du pays a tranché à quatre contre un contre «Beatriz». Les juges ont affirmé que «les droits de la mère ne peuvent être privilégiés à ceux du foetus», qui, selon la loi salvadorienne, sont protégés dès la conception. Les juges affirment que la maladie de la mère est sous contrôle et que le danger à sa vie n'est pas imminent. Les organisations qui défendent Beatriz ont qualifié de «misogyne» le jugement alors que le mouvement pro-vie a salué la décision.

Ordre

Au moment où la Cour suprême du Salvador se penchait sur la cause de Beatriz, la Cour interaméricaine des droits de l'homme, dont le Salvador reconnaît la juridiction, a tranché hier en faveur de la jeune femme, affirmant que les médecins de cette dernière doivent prodiguer les soins qui leur semblent nécessaires, c'est-à-dire l'avortement. En principe, cette décision a préséance sur celle de la Cour suprême salvadorienne. «Cependant, l'ordre de la Cour interaméricaine ne change pas la loi au Salvador et les autres femmes n'auront pas plus de droits», notait hier Alejandra Cardenas, de l'organisation Reproductive Rights, qui milite pour le droit à l'avortement partout sur la planète. La jeune femme a d'ailleurs affirmé hier que ses médecins allaient tout de même procéder à une césarienne. «Les médecins m'ont dit que la semaine prochaine, ils allaient me faire une césarienne.»

Opus dei

Selon l'organisme Reproductive Rights, le Salvador appartient au club select des pays les plus restrictifs en matière d'avortement. Dans le même club, on retrouve le Chili, la République dominicaine, le Nicaragua, le Honduras, ainsi que l'Irlande et les Philippines. «Ces pays ont tous en commun le catholicisme et la présence de membres de l'Opus Dei dans des lieux décisionnels», estime Alejandra Cardenas de Reproductive Rights.




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