La première tempête tropicale de la saison dans l'Atlantique Nord, Arlene, prenait de l'ampleur mercredi dans le Golfe du Mexique, et pourrait se transformer en un ouragan avant de toucher terre dans le nord-est du Mexique placé en état d'alerte.

ASSOCIATED PRESS

«Dans l'État de Veracruz l'alerte rouge a été déclarée, et dans l'État du Tamaulipas (nord-est), l'alerte orange», en raison des pluies et vents qui accompagnent la tempête, qui pourrait toucher terre «totalement jeudi matin», a annoncé au cours d'une conférence de presse Laura Gurza, directrice du système de protection civile du Mexique.

La compagnie pétrolière mexicaine Pemex a déclaré l'alerte sur ses installations dans le Golfe du Mexique, où la navigation de ses bateaux a été suspendue. Des mesures préventives sur les plateformes pétrolières ont été prises, a indiqué l'entreprise dans un communiqué.

Selon le Centre national américain des ouragans (NHC), Arlene se trouvait vers 18h GMT (14h, heure de Montréal) à quelque 155 km à l'est de la ville mexicaine de Tuxpan, et se dirigeait vers l'ouest à la vitesse de 13 km/h. Ses vents soufflaient à 85 km/h.

La tempête pourrait se renforcer et se transformer en un ouragan avant de toucher terre dans le nord-est du Mexique tôt jeudi matin, a ajouté le NHC dans un bulletin diffusé sur son site internet.

Mais le gouvernement mexicain estime que c'est peu probable. «Aucun des modèles n'annonce la probabilité qu'Arlene devienne un ouragan. On prévoit qu'elle entre en territoire mexicain en qualité de tempête tropicale», a dit Mme Garza.

Les principaux effets d'Arlene se feront sentir dans la nuit de mercredi à jeudi, selon elle. «Arlene entrerait (au Mexique) par (la ville de) Temapache (nord de Veracruz) très près de Tamiagua et Tuxpan», a-t-elle ajouté.

Les autorités mexicaines s'attendent à des pluies de 70 à 250 millimètres au cours des prochaines 24 heures, et de 70 à 350 millimètres vendredi.

Environ 210 000 personnes de six États mexicains pourraient être touchées par la tempête, notamment sur la côte et en montagne.

Le gouvernement mexicain est inquiet de l'avancée d'Arlene dans une zone qui a subi «une forte érosion ces derniers temps en raison des ouragans et incendies. «Le terrain a perdu sa capacité à retenir l'eau, ce qui peut annoncer un assouplissement du sol avec des glissements de terrain en conséquence», a dit Mme Gurza.

En 2010, le Mexique a connu selon le gouvernement sa pire saison des pluies qui a fait 125 morts, près d'un million de sinistrés et des pertes à hauteur de 4 milliards de dollars.