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L'arsenic a-t-il tué «El Libertador» Simon Bolivar?

Simon Bolivar... (Photo: archives AP)

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Simon Bolivar

Photo: archives AP

Associated Press

Si l'on en croit la thèse d'un médecin de l'université Johns Hopkins, le plus grand «Libertador» de l'Amérique latine Simon Bolivar serait mort en 1830 en raison de la prise d'arsenic, et non de la tuberculose, réfutant ainsi la thèse communément admise.

Ce serait les médecins -et non une trahison- qui auraient conduit le Libertador à consommer de l'arsenic, selon la thèse défendue par le docteur Paul Auwaerter, qui a présenté le cas de la mort de Bolivar lors de la conférence annuelle consacrée aux morts des personnages célèbres. L'an passé, les causes des décès de Lincoln, Toutankhamon et Colomb avaient été passés au peigne fin.

Selon le médecin, l'arsenic était un traitement utilisé souvent à cette époque. Bolivar, surnommé également «culo de hierro» car il se déplaçait essentiellement à cheval, aurait pu également en consommer dans des aliments ou en buvant de l'eau contaminée.

«La tuberculose a été l'explication conventionnelle durant de nombreuses années, mais cela ne tient pas debout», a lancé Auwaerte. «Franchement, cela n'explique pas ses six derniers mois de vie», a-t-il ajouté, une fin de vie en forme de chemin de croix qui a été subtilement narrée par le prix nobel de littérature Gabriel Garcia Marquez dans l'ouvrage «Le Général dans son labyrinthe».

Les derniers mois ont été particulièrement tragiques pour Bolivar, amaigri, malade, traqué par ses alliés d'hier, contraint de périr sur le chemin de l'exil.

La figure de Bolivar est omniprésente en Amérique latine: la Bolivie doit son nom au Libertador. Au Venezuela, on arrive à Caracas à l'aéroport Simon Bolivar, on paye en Bolivar, les places principales des villes se nomment toujours «Plaza Bolivar», Hugo Chavez s'exprime derrière un tableau de Bolivar et les passeports vénézuélien sont ornés de la la mention «république bolivarienne du Venezuela». Il n'est ainsi guère surprenant que l'ambassade du Venezuela ait manifesté son souhait d'envoyer des représentants au colloque, dont un fonctionnaire qui a dirigé une enquête chargée par le président Hugo Chavez d'examiner les causes du décès du libérateur de l'Amérique.




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