Le vice-ministre argentin des Affaires étrangères, Victorio Taccetti, a réaffirmé vendredi que Buenos Aires écartait l'option militaire contre la Grande-Bretagne aux Malouines, en plein regain de tension entre Buenos Aires et Londres au sujet du pétrole de cet archipel.

Mis à jour le 19 févr. 2010
AGENCE FRANCE-PRESSE

L'option «guerrière est exclue de notre horizon», a dit M. Tacetti à la radio Milenium, après que l'ambassadeur d'Argentine à l'ONU, Jorge Argüello, eut accusé jeudi des groupes britanniques d'agiter «le spectre d'une guerre» dans l'archipel atlantique, théâtre en 1982 d'un conflit entre l'Argentine et la Grande-Bretagne.

Les habitants des Malouines «ne doivent pas être inquiets à ce sujet, mais ils doivent savoir clairement que l'Argentine ne va pas abandonner cette revendication légitime» de souveraineté sur les îles, a toutefois ajouté le vice-ministre argentin.

Le gouvernement argentin avait averti mercredi qu'il prendrait les «mesures adéquates» pour empêcher l'exploitation pétrolière entamée par la Grande-Bretagne aux îles Malouines, tout en excluant une nouvelle guerre.

Le ministre argentin des Affaires étrangères Jorge Taiana devrait rencontrer mercredi prochain Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU pour évoquer ce dossier, selon une source diplomatique.

L'autorisation donnée par Londres au lancement de forages pétroliers dans la zone autour de l'archipel a provoqué une vive réaction de Buenos Aires, qui continue de revendiquer la souveraineté sur les îles.

Mardi, la présidente argentine Cristina Kirchner avait émis un décret obligeant les bateaux souhaitant se rendre dans l'archipel à demander un permis pour traverser les eaux de sa zone économique exclusive, qui s'étendent sur 200 milles marins (370 km). Les Malouines se trouvent à 500 km des côtes argentines.