Les fortes pluies qui s'abattent sur le nord-est du Brésil depuis plusieurs semaines ont provoqué la rupture d'un barrage dans l'État du Piaui dont les eaux ont détruit au moins 500 maisons et fait quatre morts, selon un nouveau bilan diffusé par la défense civile.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Jeudi matin, les autorités faisaient état de deux disparus.

Une paroi du barrage de Algodoes, à 250 km de Teresina, la capitale de l'État, a cédé sur plus de 50 mètres, selon les autorités. Les eaux du barrage ont atteint jusqu'à 20 mètres de haut à certains endroits, emportant au passage maisons, arbres et poteaux électriques et inondé partiellement la ville de Cocal da Estaçao où vivent près de 30.000 habitants.

Près de 2.500 familles qui vivent à proximité du barrage avaient été évacuées il y a une semaine en raison des risques de rupture de l'ouvrage.

Dans une interview à la radio CBN, le gouverneur du Piaui, Wellington Dias, a déclaré que le barrage «a été complètement détruit» et qu'il n'y a plus d'eau dans le réservoir. Il a affirmé que «les sans abri obtiendront toute l'aide nécessaire».

Plus de cent pompiers et policiers ont été mobilisés dans les opérations de secours avec l'aide de bateaux et de cinq hélicoptères qui survolent le rio Pirangi pour évacuer les personnes isolées par les eux.

Les secours recherchaient jeudi deux adolescents portés disparus.

Le nord et le nord-est du Brésil sont victimes de graves inondations et glissements de terrain depuis plusieurs semaines qui se sont déjà soldées par 53 morts. Dans la région nord-est, c'est dans l'État du Maranhao que la situation est la plus critique avec 106 communes touchées, suivi du Ceara (93).

Au total, 455 villes de douze États sont touchées par les pluies et inondations.