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Pas de libération d'opposants sans celle de cinq agents cubains 

Le leader cubain Fidel Castro... (Photo: Reuters)

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Le leader cubain Fidel Castro

Photo: Reuters

Agence France-Presse
La Havane

Le leader cubain Fidel Castro a souligné que la libération d'opposants à Cuba dépendait de celle de cinq agents cubains incarcérés aux Etats-Unis, estimant que le président américain Barack Obama avait «mal interprété» les propos de son frère Raul.

Dans un commentaire publié mercredi sur le site internet cubadebate.cu, Fidel Castro, 82 ans, estime que «sans aucun doute le président (Obama) a mal interprété la déclaration de Raul», son frère et successeur à la tête de l'Etat cubain qui s'était déclaré la semaine dernière prêt à discuter de tout avec Washington, y compris «des prisonniers politiques et des droits de l'Homme».

«En affirmant que le président de Cuba est prêt à discuter de tout avec le président des Etats-Unis, (Raul) signifie qu'il ne craint pas d'aborder n'importe quel type de sujet. C'est une preuve de courage et de confiance dans les principes de la Révolution» de 1959, écrit l'ancien président cubain qui a cédé le pouvoir à Raul en juillet 2006 pour des raisons de santé.

«Personne ne doit s'étonner s'il parle de gracier les condamnés de mars 2003 (75 dissidents avaient alors été arrêtés dont 54 restent sous les verrous, ndlr) et de les envoyer tous aux Etats-Unis si ce pays était disposé à libérer les cinq héros antiterroristes cubains», poursuit-il en accusant les opposants «d'être comme (...) les mercenaires de la Baie des Cochons au service d'une puissance étrangère qui menace notre pays et en fait le blocus».

Raul Castro avait déjà proposé en décembre d'échanger des «prisonniers politiques» cubains, au nombre d'environ 200 selon la dissidence, contre les cinq agents cubains condamnés en 2001 aux Etats-Unis à de lourdes peines de prison pour avoir infiltré les milieux anticastristes de Miami.

Cette proposition avait été rejetée par Washington.

Les Etats-Unis exigent eux que Cuba fasse des progrès en matière de respect des droits de l'Homme pour mettre fin à l'embargo économique qu'ils maintiennent depuis 1962 contre l'île communiste, en dépit des protestations des pays d'Amérique latine.

Dans son commentaire, Fidel Castro a également rejeté l'idée d'alléger la commission perçue par l'Etat cubain sur le dollar, comme l'avait suggéré Barack Obama lors du Sommet des Amériques du week-end dernier après sa décision de lever les restrictions sur les voyages et les transferts d'argent vers Cuba de la part des Américains d'origine cubaine.

«Lors de la conférence de presse et de la réunion finale du Sommet, Obama a fait preuve d'autosuffisance. Les positions abjectes de certains dirigeants latino-américains n'ont pas été étrangères à cette attitude du président américain», écrit Fidel Castro, sans citer de noms, lui qui avait critiqué la veille l'«euphorie» suscitée par ce Sommet.

Plusieurs dirigeants latino-américains, dont le principal allié de Cuba, le Vénézuélien Hugo Chavez, ont jugé positif ce premier Sommet avec Barack Obama qui s'est achevé sur la promesse d'une nouvelle ère dans les relations entre l'Amérique latine et les Etats-Unis.

Toujours influent malgré sa retraite médicale, Fidel Castro a reçu mardi pendant quatre heures le président du Nicaragua, Daniel Ortega, qui lui a rendu compte des «résultats» de ce Sommet, selon un communiqué officiel cubain.




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