Clara Rojas, ex-otage de la guérilla en Colombie libérée en janvier 2008, a indiqué mardi à Madrid qu'elle n'excluait pas de revenir un jour en politique et s'est dite ouverte à une réconciliation avec son ex-compagne de détention Ingrid Betancourt.

Mis à jour le 21 avr. 2009
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Je me consacre actuellement à reconstruire une cohésion familiale (avec sa mère et son fils, ndlr) mais je n'exclus pas de revenir à la politique», a déclaré Mme Rojas en présentant son livre, «Detenida», qui relate ses six années de détention par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

Clara Rojas a évoqué une possible réconciliation avec l'ancienne candidate écologiste à la présidence colombienne Ingrid Betancourt, dont elle était chef de la campagne électorale avant leur enlèvement en février 2002 par les Farc, aux mains desquelles elles ont passé ensemble une partie de leur captivité.

«Je suis ouverte à cette possibilité et je sais qu'elle peut se présenter à tout moment. Ce que j'aimerais, c'est pouvoir gommer de petites aspérités», a-t-elle expliqué.

Me Rojas explique dans son livre que son amitié avec Ingrid Betancourt a commencé à se briser après leurs deux tentatives de fuite infructueuses dans les jours qui suivirent leur enlèvement et alors qu'elles plongeaient toutes deux dans le «désespoir».

Elle avait indiqué dans de précédentes interviews qu'elle n'avait eu aucun contact avec Ingrid Betancourt depuis la libération de cette dernière en juillet 2008.