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Fidel Castro critique le Sommet des Amériques 

Fidel Castro... (Photo: Reuters)

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Fidel Castro

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Agence France-Presse
La Havane

Le leader cubain Fidel Castro a accusé mardi sur le ton d'une ironie mordante, l'Organisation des Etats américains (OEA) d'être l'«instrument docile» de Washington, dans un éditorial très critique de l'enthousiasme suscité par le récent Sommet des Amériques.

Dans un commentaire intitulé «Rêves délirants» et publié dans la presse locale, l'ancien président cubain écrit ne pas avoir compris «la cause de l'euphorie exprimée par certains des participants au Sommet» des Amériques qui s'est déroulée à Trinité-et-Tobago le week-end dernier, sans la présence de Cuba suspendue de l'OEA depuis 1962.

Après avoir cité des extraits de la «fameuse déclaration de compromis» du Sommet, qui a buté sur la question de l'embargo américain contre Cuba, Fidel Castro, 82 ans, s'en prend vivement à l'OEA, qui pourrait réintégrer l'île communiste en juin sous la pression des pays latino-américains.

«L'OEA est-elle une garantie pour la souveraineté et l'intégrité des peuples d'Amérique latine? Toujours! Est-telle intervenue dans les affaires intérieures d'un pays de l'hémisphère? Jamais!» A-t-elle toujours été un instrument docile des Etats-Unis? Jamais! (...) Ce sont des calomnies du Castro-communisme de Cuba», écrit, ironique, Fidel Castro, Père de la Révolution de 1959.

Cuba, poursuit-il sur le même ton, est «un pays où jamais il n'y a eu une élection, où il règne une tyrannie qui a eu l'audace de faire face pendant un demi-siècle à un pays faible, sans défense et pauvre comme les Etats-Unis».

Le commentaire de Fidel Castro, toujours influent malgré sa «retraite médicale», tranche avec ceux des dirigeants latino-américains, et notamment de son principal allié vénézuélien, Hugo Chavez, qui a, malgré tout, jugé positif le Sommet des Amériques et sa poignée de main avec le président Barack Obama.

Les dirigeants latino-américains ont réclamé la levée de l'embargo américain, en vigueur depuis 1962. Barack Obama a cependant écarté des changements du «jour au lendemain» tout en promettant d'ouvrir une nouvelle ère dans les relations avec les pays d'Amérique latine, dont Cuba.




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