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Libération d'otages: nouveau refus de Bogota d'une intervention étrangère

Agence France-Presse
Bogota

Le Haut commissaire pour la paix du gouvernement colombien, Luis Carlos Restrepo, a réitéré mardi le refus de Bogota d'impliquer un pays étranger dans la négociation en vue de la libération de six otages des Farc, que la guérilla s'est engagée à relâcher prochainement.

«Ce qui aidera les otages c'est que la communauté internationale dise très clairement que l'enlèvement est un crime atroce (...) et qu'elle exige des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) leur libération immédiate», a déclaré M. Restrepo lors d'une conférence de presse. «C'est ce type de pression saine qui nous aidera à avancer vers une libération», a-t-il ajouté au lendemain de la diffusion d'une lettre ouverte adressée par des proches d'otages au président colombien Alvaro Uribe, lui demandant de revenir sur son refus, annoncé le 22 décembre, de toute intervention d'un gouvernement étranger pour faciliter la libération.

Ces proches ne doivent pas se laisser «manipuler», a souligne M. Restrepo qui doit en principe être associé à l'organisation de la libération des six otages.

Le 21 décembre, la guérilla avait diffusé sur internet un communiqué annonçant la libération unilatérale à venir de six de ses otages «politiques», c'est-à-dire échangeables de son point de vue contre des guérilleros détenus par les autorités.

Elle a indiqué qu'elle préciserait ultérieurement quand et comment les otages seraient libérés.

Les Farc comptent encore 28 otages dits politiques, contre 50 au début de l'année 2008. Depuis, six ont été libérés de manière unilatérale en janvier et février, dans le cadre d'une médiation à laquelle avait participé jusqu'à fin 2007 le président vénézuélien Hugo Chavez.

Quinze, dont la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, l'ont été le 2 juillet lors de l'opération militaire «Jaque» et un autre otage a réussi à prendre la fuite avec son géôlier, le 26 octobre.

La guérilla qui disposerait de 7.000 à 10.000 combattants, selon les estimations, détient par ailleurs 350 à 700 otages «non politiques». Pour de tels cas, des rançons sont souvent réclamées.




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