Les familles des otages des Farc ont rencontré dimanche à Bogota la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, lui demandant d'être leur ambassadrice lors de sa tournée en Amérique latine.

AGENCE FRANCE-PRESSE

L'ancienne candidate écologiste à la présidentielle colombienne, qui a été libérée le 2 juillet après plus de six ans de captivité, a entamé samedi à Bogota une série de visites dans plusieurs pays de la région, afin d'inciter la guérilla marxiste à déposer les armes.

Porte-parole des soldats retenus en otages par les Farc, Marleny Orjuela a annoncé lui avoir donné un «large mandat afin d'exercer un lobbying international auprès de tous les présidents, notamment d'Amérique latine».

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) retiennent encore deux élus et 26 policiers et militaires qu'ils proposent de libérer en échange d'un groupe de 500 guérilleros emprisonnés.

«Nous nous sommes entendus pour lui donner de larges pouvoirs afin qu'elle ouvre un dialogue au niveau international et accentue la pression sur les pays amis latino-américains pour chercher une sortie négociée à ce problème», a également déclaré à la presse l'ancien otage Oscar Lizcano.

Après avoir été reçue samedi par le président colombien Alvaro Uribe, Ingrid Betancourt doit se rendre lundi en Equateur, puis au Pérou, au Chili, en Argentine, au Brésil, en Bolivie et au Venezuela.