Un bracelet électronique pour assurer la sécurité des défenseurs des droits de l'homme agissant dans les régions les plus hostiles. C'est le nouveau projet sécuritaire mis sur pied par l'ONG suédoise Civils Rights Defender (CRD), qui compte munir dès cette année une cinquantaine de militants dans le monde de ce dispositif anti-agression.

LA PRESSE

Magomed Moutsolgov, un activiste de l'Ingouchie, a le privilège de porter l'un des cinq premiers «bracelets pare-balles». L'homme qui défend les droits de l'homme dans cette république du nord du Caucase est, depuis le 5 avril, «protégé» par ce dispositif qui en plus de servir d'émetteur GPS (en cas d'enlèvement) est relié en permanence à cinq de ses proches (membres de la famille et collègues de travail) et au bureau mère de l'organisme suédois, à Stockholm.

Ce bracelet fait partie d'une campagne sécuritaire mise sur pied par CRD et baptisée Natalia, en hommage à Natalia Estemirova, journaliste et militante russe qui défendait les droits de l'homme dans la turbulente Tchétchénie, kidnappée et assassinée en juillet 2009 - plusieurs suspectent le président tchétchène Ramzan Kadyrov d'être derrière ce meurtre -.

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