(Johannesburg) L’Afrique du Sud s’apprête à lancer cette semaine les essais cliniques d’un vaccin contre le nouveau coronavirus conçu aux États-Unis avec 2900 volontaires, le second du genre dans le pays, a annoncé mardi le professeur responsable de l’essai.

Agence France-Presse

Nommé NVX-CoV2373, le vaccin a été développé par la firme de biotechnologie américaine Novavax.

La première inoculation sur un volontaire aura lieu mercredi.

« C’est un programme à double dose, et (les volontaires) obtiennent soit deux vaccins, soit deux placebos, à trois semaines d’écart », a affirmé à l’AFP le professeur Shabir Madhi de l’université de Witwatersrand à Johannesbourg.

Avec 589 886 cas et 11 982 décès au total, l’Afrique du Sud se trouve cinquième au funeste classement des pays avec le plus de contaminations dans le monde.

Alors que le pays compte également 20 % du nombre mondial de contaminations au VIH selon des données de 2020 de UNAIDS, l’organisation de l’ONU chargée de la lutte contre le sida, 240 adultes séropositifs et médicalement stables participeront également à ces essais cliniques.

« Il est vital de comprendre comment ces vaccins fonctionnent parmi les personnes séropositives, particulièrement en Afrique du Sud où elles constituent environ 12 à 15 % de la population adulte », a affirmé le professeur Madhi.

Selon l’Université de Witwatersrand, des études du vaccin de Novavax sur des primates ont révélé une protection contre une contamination au coronavirus par les voies nasales ainsi qu’une protection contre l’apparition de symptômes pulmonaires.

Financés en partie par une bourse de 15 millions de dollars (12,5 millions d’euros) de la Fondation Bill & Melinda Gates, ces essais cliniques font partie d’une plus grande étude qui doit être lancée à travers le monde et impliquant 30 000 participants.

En juin, le professeur Madhi avait déjà piloté le premier essai en Afrique du Sud d’un vaccin contre le coronavirus, le ChAdOx1 nCoV-19 conçu par l’entreprise britannique Jenner Institute, basée à Oxford.

Près de 2000 personnes s’étaient vues inoculer le vaccin prospectif, dont 50 personnes séropositives.