(Lagos) Plus de 100 personnes détenues dans une maison de correction islamique de l’état de Kwara ont été libérées dans le cadre d’une vague de raids contre ces établissements, a-t-on appris auprès de la police.  

Agence France-Presse

«Nos hommes ont agi sur la base de rapports de renseignements et ont sauvé 108 détenus du centre jeudi», a déclaré le porte-parole de la police de l’État, Okansanmi Ajayi.  

Parmi les personnes libérées lors de l’opération menée à Ilorin, la capitale régionale, se trouvaient 103 hommes et cinq femmes, âgés de six à 45 ans.  

«Leur apparence montre qu’ils étaient maintenus dans des conditions insalubres. Ils étaient visiblement mal nourris et malades», a-t-il déclaré.  

Selon l’enquête préliminaire, certains des détenus, amenés dans ce «centre de réhabilitation» par leurs parents, vivaient là depuis cinq ans pour apprendre le Coran.  

«Nous avons arrêté le responsable et certains de ses enfants qui enseignaient au centre et ils nous assistent dans notre enquête», a-t-il déclaré.  

Il s’agit du sixième raid de ce genre mené au Nigeria en moins d’un mois.

Dans de nombreux cas, les victimes de ces établissements ont affirmé avoir été enchaînées et victimes de mauvais traitements, voire de torture et d’abus sexuels.  

Mercredi, 15 personnes ont ainsi été libérées d’un centre similaire, informel, situé dans un appartement résidentiel de l’État d’Adamawa.

Le 19 octobre, la police de Kaduna a secouru 147 personnes d’un pensionnat islamique, à peine deux semaines après la libération de plus de 300 étudiants dans un maison de correction dans la même région.  

À Katsina, ville natale du président Muhammadu Buhari, des centaines de détenus ont également été libérés par la police au cours d’une opération similaire.