(Abidjan) Les militaires français auraient abattu samedi 33 extrémistes islamiques au Mali, a annoncé le président Emmanuel Macron de passage pour une visite de trois jours en Afrique de l’Ouest. La région est sous l’emprise d’une menace croissante de groupes djihadistes.

La Presse canadienne

Dans un message publié sur Twitter, le président français a déclaré être « fier de nos soldats qui nous protègent » en précisant que l’opération avait permis de « neutraliser » 33 terroristes, mais également de « faire un prisonnier et libérer deux gendarmes maliens retenus en otage ».

Dans un discours adressé à la communauté française établie en Côte d’Ivoire, Emmanuel Macron a promis que ses troupes poursuivraient la lutte au terrorisme dans la région du Sahel.

Quelque 4500 militaires français sont actuellement déployés en Afrique occidentale et centrale, où de nombreux États sont d’anciennes colonies occupées par la France. Cette mission est la plus importante de l’armée française.

En 2013, la France a mené une opération militaire visant à éradiquer la menace des extrémistes islamiques ayant pris le contrôle de plusieurs grandes villes du nord du Mali. Les terroristes y ont imposé un islamisme radical.

Face à l’intervention française, les combattants islamistes se sont repliés vers l’intérieur du pays au cours des dernières années. C’est là, au cœur du Mali, que l’attaque décrite par l’armée française a eu lieu samedi matin.

La veille, vendredi soir, le président Macron a rencontré les soldats mobilisés en Côte d’Ivoire. Cet État partage une longue frontière avec le Mali et le Burkina Faso. Deux pays au climat social qualifié d’instable.

En après-midi, samedi, Emmanuel Macron a participé à une rencontre avec le président ivoirien Alassane Ouattara, à Abidjan.

Les deux dirigeants ont dévoilé un nouveau partenariat d’entraînement militaire. L’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT) s’installera près d’Abidjan et aura pour mandat de former des spécialistes antiterrorisme dans toute l’Afrique.

Selon un communiqué du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, « 165 stagiaires, issus des ministères de la justice, de la défense et de l’intérieur de dix pays africains, tous spécialistes de la lutte contre le terrorisme, ont été formés en 2019 au sein de l’École des cadres de l’AILCT ».