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Nigeria: l'armée affirme avoir arrêté des suspects des tueries du weekend

Les circonstances des massacres de ce weekend restent... (Photo Stefan Heunis, AFP)

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Les circonstances des massacres de ce weekend restent floues, de même que l'identité des assaillants. Mais, dans le pays le plus peuplé d'Afrique avec 180 millions d'habitants, où la croissance démographique explose, l'accès à la terre et à l'eau est le premier enjeu de ce conflit entre éleveurs et agriculteurs qui prend une dangereuse tournure identitaire et religieuse.

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Agence France-Presse
Jos

L'armée nigériane a déclaré jeudi avoir arrêté 17 suspects en lien avec les massacres le week-end dernier de plus de 200 personnes dans l'État du Plateau.

Le commandant Adam Umar, porte-parole de l'armée, assure que trois des 17 personnes arrêtées sont liées aux meurtres perpétrés dans les villages de la région de Barikin Ladi, et que les 14 autres seraient connectés aux attaques commises en l'encontre des Peuls sur la route au sud de Jos, la capitale de l'État du Plateau.

«Comme nous le savons tous, des villages de Barikin Ladi ont été attaqués il y a quelques jours et nous avons arrêté trois suspects, [...] en possession de quatre fusils, de trois armes artisanales et d'un AK47», a déclaré M. Umar.

«Les 14 autres personnes ont été arrêtées le long de la route entre Abuja et Jos», a-t-il souligné. Selon des témoins contactés par l'AFP, des groupes de jeunes de l'ethnie Berom ont dressé des barricades le long de la route en représailles des tueries dans leurs villages, attaquant toute personne «ayant l'air peule ou musulmane».

Le président Muhammadu Buhari, qui a déjà annoncé son intention d'être candidat à sa propre succession, a été fortement critiqué pour son inaction face au conflit entre les agriculteurs chrétiens et les éleveurs peuls qui se propage dans tout le centre du pays.

L'insécurité rampante dans la «ceinture du milieu» (région centrale du Nigeria) pourrait devenir l'un des points de crispation les plus importants de la campagne présidentielle en vue du scrutin de février 2019.

En effet, le conflit qui cristallise toutes les tensions dans le pays devient un sujet de préoccupation plus important que l'insurrection djihadiste de Boko Haram dans le nord-est.

Les circonstances des massacres de ce weekend restent floues, de même que l'identité des assaillants. Mais, dans le pays le plus peuplé d'Afrique avec 180 millions d'habitants, où la croissance démographique explose, l'accès à la terre et à l'eau est le premier enjeu de ce conflit entre éleveurs et agriculteurs qui prend une dangereuse tournure identitaire et religieuse.

Un renfort policier et militaire a été mis en place dans le Plateau afin d'améliorer la sécurité, ainsi qu'un couvre-feu dans certaines zones de l'État pour rétablir le calme.




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