Un employé de l'Assemblée nationale du Québec, Maxime Carrier-Légaré, faisait partie de la centaine de résidents de l'Hôtel Radisson de Bamako, pris en otages par des djihadistes maliens. Il a été relâché et a pu s'entretenir avec son épouse, une Québécoise travaillant à l'Organisation de pays francophones à Paris.

Mis à jour le 20 nov. 2015
Denis Lessard LA PRESSE

Joint vendredi matin, le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, précise que M. Carrier, dans la jeune trentaine, est le représentant de l'Assemblée nationale à l'Association parlementaire de la Francophonie à Paris. «On suit la situation d'heure en heure, il a pu communiquer avec sa femme à Paris qui nous a relayé l'information. Il est en voie d'être ramené à Paris», a expliqué M. Chagnon.

«C'est aussi le permanent de la commission politique de cette assemblée à Paris. Cet employé de l'Assemblée nationale occupe ce poste depuis trois ans».

Une autre Québécoise, Carole Poirier (députée d'Hochelaga-Maisonneuve) devait partir aujourd'hui. «On a annulé ce départ ce matin», a expliqué M. Chagnon.

Une délégation de l'Organisation internationale de la Francophonie se trouvait à l'hôtel Radisson en visite officielle. La Secrétaire général de la Francophonie, Michaëlle Jean, devait s'y rendre, mais elle est toujours à Paris, d'où elle fera une déclaration dans les heures à venir. 

L'ex-président de la STO libéré

Un employé de la Chambre des communes, Patrice Martin, était aussi parmi les otages qui ont été libérés. M. Martin est un ancien conseiller municipal de Gatineau et ex-président de la Société des transports de l'Outaouais. Il occupe le poste de greffier principal adjoint responsable des associations interparlementaires au Parlement canadien.

Selon les informations de La Presse, M. Martin est sain et sauf et il était parmi les premiers otages libérés. Il est sous la protection de l'ambassade du Canada qui coordonne son retour au pays.

MM. Martin et Carrier-Légaré participaient à un séminaire de formation pour des fonctionnaires maliens. L'activité est organisée par l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), dont le siège est à Paris. Le Parlement canadien est membre de l'APF, tout comme l'Assemblée nationale.

- Avec Hugo de Grandpré à Ottawa et Louise Leduc à Montréal