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Le Cameroun aurait tué une centaine d'islamistes

Des soldats d'élite du Cameroun photographiés en décembre... (Archives AFP)

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Des soldats d'élite du Cameroun photographiés en décembre 2012.

Archives AFP

Agence France-Presse
Yaoundé

Le gouvernement camerounais a annoncé lundi soir que son armée avait tué «plus d'une centaine» de combattants de la secte islamiste nigériane Boko Haram lors d'une tentative d'incursion des insurgés en territoire camerounais.

L'armée camerounaise a infligé un «cinglant revers» à Boko Haram en tuant «plus d'une centaine» de ses combattants samedi dans le nord du Cameroun, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, dans un communiqué lu sur les antennes de la radio d'État.

Il n'était pas possible dans l'immédiat de confirmer cette information de source indépendante.

Samedi, «aux environs de 13 heures, deux obus ont été tirés par des unités du groupe terroriste Boko Haram sur la localité de Fotokol en territoire camerounais dans la région de l'Extrême-nord, immédiatement frontalière de celle de Gamboru, située en territoire nigérian», affirme le communiqué.

«Aucune victime n'a été enregistrée côté camerounais à la suite de cette attaque. Nos forces de défense ont vigoureusement riposté par des tirs de mortiers dirigés contre les positions tenues par les unités du groupe terroriste Boko Haram à l'origine de l'attaque», rapporte-t-il.

«Le bilan de la riposte camerounaise fait état de plus d'une centaine de morts dans les rangs des agresseurs, parmi lesquels se trouvent deux personnes d'origine Touareg qui ont été clairement identifiées», explique-t-il, sans plus de précision.

«La puissance de la riposte camerounaise à cette attaque a été telle que les terroristes de Boko Haram ont dû reculer leurs positions à environ 7 km de la ville frontalière de Gamboru à l'intérieur du territoire nigérian», poursuit le communiqué.

Seul un pont sépare la ville camerounaise de Fotokol de la localité nigériane de Gamboru Ngala, dont les combattants islamistes se sont emparés totalement le 28 août, à l'issue de plusieurs jours de combats contre les forces de sécurité et d'échanges de tirs avec l'armée camerounaise.

Depuis plusieurs jours, les habitants des villes récemment conquises par Boko Haram dans le nord-est du Nigeria fuient par milliers en direction du Cameroun, pour échapper aux massacres et exactions du groupe islamiste.

Boko Haram veut établir un califat, un État islamique rigoriste, dans le nord-est du Nigeria. Depuis le début en 2009 de son insurrection, qui a fait plus de 10 000 morts selon les autorités et 700.000 déplacés, le mouvement a gagné en puissance et affronte désormais l'armée de front.

Une nouvelle étape semble avoir été franchie ces derniers mois, passant d'actions de guérilla dans le Nord-Est, assorties d'attentats suicides spectaculaires dans les grandes villes, à une logique de conquête de territoires.

Les combattants de Boko Haram ont progressé de manière fulgurante depuis quelques semaines, infligeant une série de défaites à l'armée nigériane et s'emparant de nombreuses localités, où ils ont multiplié les massacres et exactions contre les civils.

Après la chute d'une ville clé, Bama, le 2 septembre, les islamistes menacent désormais de prendre Maiduguri, capitale régionale de l'État de Borno (nord-est), même si l'armée conteste toujours avoir abandonné la ville aux insurgés.

Les civils fuient en masse. Près de 10 000 personnes sont arrivées au Niger voisin pour le seul mois d'août, portant à plus de 80 000 le nombre de réfugiés dans ce pays selon l'ONU. Le Cameroun compte, lui, 40 000 réfugiés.

La situation est également très tendue dans le nord du Cameroun du fait de la multiplication d'attaques attribuées à Boko Haram, accusée d'être responsable de plusieurs enlèvements d'Occidentaux dans la région depuis un an.

Le Nigeria et ses voisins ont appelé la semaine dernière la communauté internationale à les aider à tarir l'approvisionnement en armes et en argent de Boko Haram, qui dispose d'un armement supérieur à celui de l'armée nigériane selon des témoignages de soldats nigérians.




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