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L'Ebola présent en Guinée est une nouvelle souche

La Guinée fait face à une épidémie de... (PHOTO CELLOU BINANI, ARCHIVES AFP)

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La Guinée fait face à une épidémie de fièvre hémorragique virale, avec 168 cas, dont 108 mortels enregistrés depuis le début de l'année.

PHOTO CELLOU BINANI, ARCHIVES AFP

Agence France-Presse
WASHINGTON

Le virus Ebola qui a fait plus de 100 morts en Guinée et au Liberia depuis janvier est une nouvelle souche, ce qui indique qu'il ne provient pas d'autres foyers connus d'infection en Afrique, selon une équipe de virologues.

«Cette analyse suggère que cette souche virale en Guinée «Guinean EBOV» a évolué en parallèle avec des souches en République démocratique du Congo (RDC) et du Gabon à partir d'un ancêtre commun récent et n'a pas été introduite ultérieurement en Guinée», concluent ces scientifiques dont les travaux sont publiés dans la dernière édition de la revue américaine New England Journal of Medicine.

Initialement, des responsables de santé publique avaient évoqué la possibilité d'une infection en Guinée par le virus Ebola du Zaïre, l'ancien nom de la RDC.

Selon les auteurs de cette étude, les premiers cas d'Ebola en Guinée ont probablement commencé en décembre dernier, ou peut-être avant, et le virus a pu circuler inaperçu pendant un certain temps. L'enquête se poursuit pour identifier la source animale du virus. Généralement, il s'agit de chauves-souris frugivores, indiquent-ils.

Ce nouveau virus Ebola a provoqué en Guinée moins de cas de fièvre hémorragique que les précédentes épidémies en Afrique centrale.

«Les symptômes cliniques des premiers cas étaient surtout de la fièvre, des vomissements et de très fortes diarrhées. Des hémorragies internes n'ont pas été constatées chez la plupart des patients dont l'infection a été confirmée au moment où l'échantillon de malades pour cette recherche a été établi», précisent les auteurs qui ont analysé le sang de 20 patients hospitalisés en Guinée.

Le taux de mortalité du virus Ebola en Guinée s'est établi à 86 % parmi les premiers cas confirmés et 71 % chez des cas suspects, indiquent ces virologues.

Selon la souche du virus, la mortalité de la fièvre Ebola va de 30 à 90 % des cas. Le virus se propage par des contacts directs avec des personnes infectées.

Selon ces scientifiques, «l'émergence du virus Ebola en Guinée met en lumière le risque d'autres épidémies dans toute cette partie de l'Afrique de l'Ouest».

Précédemment, les premiers et seuls cas de fièvre Ebola en Afrique de l'Ouest s'étaient produits en 1994 en Côte d'Ivoire.

Il n'existe aucun traitement ou vaccin contre cette infection qui nécessite d'isoler les malades pour limiter la propagation du virus.

Le virus Ebola a été isolé pour la première fois en 1976 au nord de l'ex-Zaïre actuellement RDC. Jusqu'alors, on avait isolé cinq souches différentes surtout présentes en Afrique centrale. On en compte désormais six.

La Guinée fait face à une épidémie de fièvre hémorragique virale, avec 168 cas, dont 108 mortels enregistrés depuis le début de l'année. Le virus Ebola s'est propagé au Liberia où six cas ont été confirmés sur 26 cas suspects de fièvre hémorragique, dont 13 mortels, d'après l'OMS.




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