Des renforts américains pour capturer Joseph Kony

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Joseph Kony et deux autres chefs de la LRA sont poursuivis par la Cour pénale internationale depuis 2005 pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

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Agence France-Presse
Washington

Washington va envoyer cette semaine en Ouganda des renforts en hommes et en transports aériens pour participer à la traque du chef de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), Joseph Kony recherché par la Cour pénale internationale et les États-Unis.

Au moins quatre avions de transport CV-22 Ospreys et des avions ravitailleurs, ainsi que 150 soldats des forces spéciales doivent arriver en milieu de semaine, a indiqué lundi à l'AFP le porte-parole du Pentagone, le colonel Steven Warren. Washington offre 5 millions de dollars pour sa capture.

Les avions Ospreys, croisement entre l'avion de transport militaire et l'hélicoptère, peuvent décoller et atterrir verticalement grâce à leurs hélices, une faculté de mouvement très utile en terrain accidenté pour déplacer des combattants.

Les forces américaines interviennent en appui aux forces ougandaises qui recherchent Joseph Kony, chef de la sanguinaire LRA, responsable selon l'ONU de la mort de plus de 100 000 personnes ces 25 dernières années.

Le président américain Barack Obama avait déjà envoyé en Ouganda 100 soldats des forces spéciales pour aider à la traque de Kony dès octobre 2011.

Les rebelles de la LRA, dont la doctrine initiale mêle croyances africaines et christianisme extrémiste, sont tristement célèbres pour des pillages, viols, mutilations, meurtres et enrôlements forcés d'enfants ensuite utilisés comme soldats et esclaves sexuels.

Ils ont été ces dernières années repoussés hors d'Ouganda et Kony aurait trouvé refuge avec des combattants dans les forêts difficiles d'accès de Centrafrique, dans le nord-est de la République démocratique du Congo et au Soudan du Sud.

Joseph Kony et deux autres chefs de la LRA sont poursuivis par la Cour pénale internationale depuis 2005 pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

L'accroissement de l'aide américaine ne signifie pas que l'administration Obama oublie ses critiques contre la nouvelle loi anti-homosexuelle ougandaise.

«S'assurer de la justice et de la poursuite de ceux qui violent les droits de l'homme comme la LRA et protéger les droits des homosexuels et des personnes transgenres» ne sont pas incompatibles, a estimé Grant Harris, un assistant spécial du président Obama et responsable des Affaires africaines pour le Conseil de sécurité nationale, rapporte le Washington Post

L'opération a commencé dimanche soir, a indiqué dans le même journal Amanda Dory, assistante au secrétariat de la Défense pour les Affaires africaines.




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