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Violences au Nigeria: plus de 1500 réfugiés dans le sud-est du Niger

Les motocyclistes retrouvent la route le 30 avril... (PHOTO PIUS UTOMI EKPEI, AFP)

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Les motocyclistes retrouvent la route le 30 avril dernier, dans la ville reculée de Baga dans l'état de Borno, situé dans le nord-est.

PHOTO PIUS UTOMI EKPEI, AFP

Agence France-Presse
NIAMEY

Plus de 1500 personnes fuyant les affrontements sanglants entre armée et islamistes dans le nord du Nigeria à la mi-avril ont trouvé refuge dans le sud-est du Niger, a-t-on appris dimanche auprès de l'ONU et des autorités locales.

«Suite à des affrontements meurtriers entre l'armée et les islamistes dans la localité nigériane de Baga le 19 avril, 1570 personnes ont fui le Nigeria pour venir au Niger», indique dans son dernier bulletin le Bureau des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) à Niamey.

Baga, dans le nord-est du Nigeria, a connu le 19 avril un bain de sang. Les combats entre l'armée et des membres présumés du groupe islamiste Boko Haram ont fait environ 200 morts. D'autres attaques islamistes ont ensanglanté la même région ces dernières semaines.

«La dernière vague de 200 réfugiés est arrivée le 8 mai dans la zone de Bosso au Niger», a affirmé par téléphone à l'AFP une source à la mairie de cette localité nigérienne située près du Lac Tchad, dans le sud-est du pays.

Les réfugiés sont venus «dans le dénuement total, fatigués, assoiffés et affamés», a expliqué la même source.

Selon l'ONU, citant les autorités locales de la région de Diffa, la grande ville de la zone côté nigérien, le nombre de réfugiés devrait atteindre «3000 dans les deux semaines qui viennent».

«Traumatisés et surpris par les combats», les réfugiés sont notamment originaires des localités de Baga et Maiduguri, berceau de Boko Haram, et ont «fui la nuit, laissant derrière eux tous leurs biens», affirme Ocha.

Beaucoup de réfugiés sont hébergés par des familles d'accueil. Mais la région de Diffa est l'une des plus pauvres du Niger et a été victime en 2012 de graves inondations qui ont détruit les récoltes.

Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), ces sinistrés ont besoin d'une «assistance immédiate» en vivres et abris notamment, car la région a déjà enregistré ses premières pluies.




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