L'armée angolaise a révisé à la baisse le bilan de l'écrasement d'un avion militaire la veille à l'aéroport de Huambo (centre) qui a fait 17 morts, principalement des officiers, a rapporté jeudi le quotidien officiel Jornal de Angola.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Un responsable militaire avait indiqué à l'AFP que 30 personnes, dont trois généraux, avaient trouvé la mort dans l'accident.

L'avion était un appareil brésilien de marque Embraer, réservé aux déplacements des officiers de haut rang. Il devait relier Huambo à la capitale Luanda, avec une escale à Benguela, sur la côte.

Il transportait 23 personnes, deux délégations militaires et six civils, lorsqu'il s'est écrasé vers 11h30 (6h30, heure de Montréal), selon le Jornal de Angola, qui cite un communiqué de l'état-major.

Le lieutenant général, Bernardo Leitao Francisco Diogo et son collègue Elias Malungo Bravo da Costa Pedro sont décédés ainsi que le brigadier Demostenes Katata. D'autres officiers de l'armée de l'air angolaise, dont deux colonels font partie des victimes, de même que des civils -dont deux femmes et deux enfants.

Le pilote et l'équipage ont survécu, selon le journal.

L'armée de l'air angolaise a ouvert une enquête sur les causes de l'écrasement, les responsables provinciaux de l'aviation évoquant de possibles «problèmes techniques». Un témoin a indiqué au journal que l'avion volait bas et s'est enflammé avant de tomber au sol.

Élément capital dans la vie de ce pays d'Afrique australe qui a connu 27 ans de guerre civile de 1975 à 2002, l'armée angolaise est l'une des plus puissantes de la région.

Elle a été modernisée ces dernières années, grâce aux revenus pétroliers du pays qui dispute au Nigeria le premier rang en Afrique pour la production d'hydrocarbures.