Pour des millions de Sud-Africains, le Mondial, c'est l'occasion de célébrer. Or, quand les gens font la fête, ça se termine souvent au lit. Et c'est bien ce qui inquiète les organismes de prévention du sida.

Isabelle Hachey, envoyée spéciale LA PRESSE

Dans ce pays où près d'un adulte sur cinq est porteur du virus, le risque de prolifération sera énorme pendant le tournoi, qui se termine le 11 juillet. Chaque soir, des centaines de milliers de personnes se réunissent dans les stades, les bars et les parcs aménagés pour l'occasion. Partout, l'alcool coule à flots.

Le gouvernement sud-africain s'efforce de prévenir le désastre. Dès le coup d'envoi du Mondial, des paquets de condoms ont été distribués dans les toilettes du stade de Soccer City, à Johannesburg. Le ministère de la Santé espère en distribuer 1 million dans les lieux de rassemblement du Mondial.

Les partisans peuvent aussi passer des tests de dépistage grâce à des unités mobiles garées dans les stationnements des stades. La FIFA diffuse des messages de prévention pendant les matchs. Et des vedettes du soccer, comme David Beckham, font la promotion des relations sexuelles protégées.

On s'inquiète aussi au sujet des touristes qui fréquenteront des prostituées. Le ministère des Affaires étrangères du Royaume-Uni a appelé les partisans britanniques à «y penser à deux fois avant d'avoir tout contact sexuel» en Afrique du Sud. Et pour cause: la moitié des prostituées de Johannesburg sont séropositives.