Une série d'explosions survenues le 29 avril dans un dépôt de munitions militaires à Dar-es-Salaam, en Tanzanie, ont fait 26 morts et plus de 500 blessés, et ont privé de toit environ 20 000 personnes, a affirmé vendredi la Fédération internationale de la Croix-Rouge (FICR).

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le bilan communiqué par les autorités tanzaniennes avait au départ fait état de 11 morts.

«Suite aux explosions qui ont secoué il y a trois semaines une base militaire près de Dar-es-Salaam, des milliers de sans-abri sont toujours dans une situation extrêmement précaire et auront besoin d'une assistance de longue durée», a alerté la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) dans un communiqué.

Un total de 1244 enfants et adultes ont été séparés de leurs familles par la catastrophe et la Croix-Rouge n'est parvenue à réunir à ce jour que 431 d'entre eux avec leurs proches.

«De nombreux puits ont été contaminés par cette catastrophe», a encore signalé la FICR qui a lancé un appel d'urgence de plus de 360 000 euros pour venir en aide aux populations touchées.

«Quelque 20 000 personnes n'ont plus de toit. Nous avons besoin de tentes pour leur assurer un minimum de confort», a expliqué Julius Kejo, responsable de la gestion des catastrophes à la Croix-Rouge de Tanzanie.

Les explosions survenues au camp militaire de Mbagala, où d'importants stocks de mines et d'obus de mortier étaient conservés, avaient provoqué une pluie de débris sur ce quartier pauvre et très peuplé de la capitale commerciale tanzanienne, saisi de mouvements de panique.

La FCIR tente aujourd'hui d'éviter la propagation de maladies et organisera un suivi sanitaire et humanitaire dans les trois mois à venir.

«Les camps provisoires sont toujours surpeuplés et les sanitaires ont besoin d'être améliorés. C'est la saison des pluies et il y a des risques de maladies liées à l'hygiène insuffisante, de problèmes respiratoires et de paludisme», estime la FICR.

Les causes des explosions n'étaient pas claires, mais le vice-ministre de la Défense Emmanuel Nchimbi les a déclarées d'origine accidentelle.