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Les Sud-Africains votent

Des bulletins de vote en Afrique du Sud... (Photo: AP)

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Des bulletins de vote en Afrique du Sud

Photo: AP

Agence France-Presse
Johannesburg

Les Sud-Africains votaient mercredi pour des élections générales qui devraient porter le populaire et controversé Jacob Zuma à la présidence d'un pays toujours miné par une immense pauvreté, quinze ans après la chute de l'apartheid.

Le vote a débuté à 05H00 GMT pour ce quatrième scrutin national depuis l'avènement de la démocratie. Plus de 23 millions d'électeurs doivent renouveler l'Assemblée nationale et les parlements provinciaux.

Dans une ambiance de fête, des files d'attente s'étaient formées dès avant l'aube devant les quelque 20.000 bureaux de vote du pays.

«Je voulais être la première à voter pour pouvoir rentrer à la maison et écouter à la radio l'évolution des scores de mon parti», a expliqué à l'AFP Ntombi Mthetho, 46 ans, une habitante d'Alexandra, township du centre de Johannesburg.

Dans le quartier résidentiel de Houghton, une foule de journalistes et de curieux ont patienté des heures pour voir le héros de la lutte anti-apartheid et premier président noir d'Afrique du Sud, Nelson Mandela, accomplir son devoir de citoyen.

Très frêle mais souriant, le Nobel de la Paix, 90 ans, a glissé son bulletin avec peine dans l'urne, avant de repartir vers sa voiture, appuyé sur le bras d'un responsable provincial.

Des centaines de personnes également attendaient Jacob Zuma dans son village natal de Nkandla, en pays zoulou. Le chef du Congrès national africain (ANC), le parti ultramajoritaire depuis les premières élections multiraciales en 1994, a été accueilli par les chants et danses d'une foule tout acquise.

Pour ce 4e scrutin, l'ANC, au pouvoir depuis 1994, fait figure de grand favori avec plus de 60% des intentions de vote. Jacob Zuma, 67 ans, est donc assuré d'être élu président de la République par les nouveaux députés.

L'arrivée du tribun zoulou à la tête de l'Etat couronne des mois d'une grave crise politique née de l'affrontement entre ses partisans, appuyés par les syndicats et le Parti communiste, et ceux de l'ex-président Thabo Mbeki.

Ce dernier, renvoyé de la direction de l'ANC en décembre 2007, était contraint neuf mois plus tard de démissionner de la présidence, après neuf ans à la tête du pays.

Jacob Zuma a quant à lui bénéficié juste avant le scrutin d'un abandon des poursuites pour corruption à son encontre, en raison d'abus de pouvoir dont il a été victime pendant une enquête de huit années.

La campagne a été dominée par ces démêlés judiciaires, au détriment des énormes enjeux sociaux auxquels le pays fait face.

Plus de 43% des 48,5 millions de citoyens de la première économie du continent vivent toujours avec moins de deux dollars par jour. Le chômage frôle les 40%, et 300.000 emplois sont menacés par la crise mondiale.

Jacob Zuma a promis de lutter contre ces fléaux mais sa mission sera compliquée par le ralentissement de l'économie. Après des années de croissance soutenue, l'Afrique du Sud a enregistré au dernier trimestre 2008 une contraction de 1,8% de son produit intérieur brut.

Les différents partis d'opposition ont bien tenté de capitaliser sur les échecs de l'ANC et les doutes entourant l'intégrité de Jacob Zuma, mais ils semblent condamnés aux seconds rôles.

L'apparition en décembre du Congrès du Peuple (Cope), formé par des dissidents de l'ANC proches de Thabo Mbeki, avait suscité l'espoir d'une ouverture du jeu politique. Mais le parti n'est crédité que de 7 à 12% des intentions de vote.

Quant à l'Alliance démocratique (DA), ancienne opposition parlementaire sous l'apartheid, elle peine à convaincre les électeurs noirs. Elle pourrait toutefois remporter la province du Western Cape (ouest), où Blancs et métis sont majoritaires.




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