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La Côte d'Ivoire craint le retour de la violence

Le Groupe d'experts de l'ONU sur la Côte d'Ivoire constate des violations de... (Photo: AP archives)

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Associated Press

Le Groupe d'experts de l'ONU sur la Côte d'Ivoire constate des violations de l'embargo sur les armes et l'exportation de diamants et estime que le pays court un «risque important» de replonger dans la violence «si la situation politique se détériore».

Le plus gros producteur de cacao est divisé entre le Nord tenu par les rebelles et le Sud tenu par le gouvernement, depuis une tentative de coup d'État à Abidjan (sud), la capitale économique, en 2002. L'accord de paix de 2007 a ouvert la voie à la réunification mais une partie des rebelles refusent de déposer les armes, et des retards dans le recensement électoral ont amené au report du scrutin présidentiel. Les experts estiment dans leur rapport à mi-parcourt publié vendredi soir que «si la situation politique en Côte d'Ivoire demeure relativement calme, il serait erroné d'y voir un signe de progrès vers un règlement pacifique de la crise».

Dans le Nord, «des milices quasi-privées maintiennent leur contrôle sur les ressources naturelles» et «continuent d'extorquer des loyers aux entreprises locales et à la population civile». «Ces ressources sont exportées par l'intermédiaire d'un réseau d'acteurs locaux et étrangers, ces derniers contribuant à faire parvenir du fuel, des véhicules et des armes aux milices.»

«Les réseaux économiques opérant dans le nord de la Côte d'Ivoire s'étendent aussi bien dans le Nord que dans le Sud», ajoute le document. «Si la situation politique du pays venait à se détériorer, menaçant les intérêts économiques de certaines parties, le Groupe d'experts ne peut exclure la possibilité d'une escalade rapide de la violence armée, en particulier dans le Nord», prévient le groupe des experts.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décrété un embargo sur la fourniture d'armes à la Côte d'Ivoire en 2004 à la suite de violations du cessez-le-feu, mais les experts dénoncent des violations régulières par les deux parties. Or «malgré l'embargo sur les armes, les parties au conflit demeurent assez lourdement armées pour engager des hostilités armées soutenues, et certaines se réarment».




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