L'État algérien a décidé d'effacer toutes les dettes contractées par les agriculteurs et les éleveurs soit 41 milliards de dinars (410 millions d'euros), a annoncé samedi le président Abdelaziz Bouteflika.

Mis à jour le 28 févr. 2009
AGENCE FRANCE-PRESSE

«L'État a décidé d'effacer totalement les dettes des agriculteurs et des éleveurs et c'est le Trésor public qui rachètera ces dettes», a affirmé M. Bouteflika à Biskra (425 km au Sud-Est d'Alger), cité par l'agence APS. Le chef de l'État a souligné que cette mesure devait «encourager le monde agricole à fournir l'effort intense attendu de lui pour moderniser l'activité et augmenter ses diverses productions».

Les banques devront suspendre toute opération de recouvrement de ces dettes, a-t-il ajouté devant une conférence nationale consacrée au «renouveau de l'économie agricole et au renouveau rural» à laquelle participent des représentants de tous les acteurs de cette filière.

M. Bouteflika a également inauguré à Biskra plusieurs réalisations dans différents secteurs (santé, éducation, sport).

L'agriculture algérienne a enregistré une croissance moyenne annuelle de 6% depuis 2000, année du lancement d'un plan national de développement agricole et rural (PNDAR), qui a permis un gain de plus de 500 000 ha pour la superficie agricole utile du pays, selon des chiffres officiels cités par l'APS.

Le secteur, où un million d'emplois directs et indirects ont été créés selon la même source, a également bénéficié d'une loi sur l'orientation agricole visant à asseoir les bases garantissant la sécurité alimentaire du pays.

Le Conseil constitutionnel doit se prononcer avant le 6 mars sur la validité du dossier de onze candidats, dont M. Bouteflika, à l'élection présidentielle du 9 avril.