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Pénurie d'eau à Harare où sévit une épidémie de choléra

Harare, la capitale du Zimbabwe où sévit une épidémie de choléra, n'a plus... (Photo: Reuters)

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Agence France-Presse
Harare

Harare, la capitale du Zimbabwe où sévit une épidémie de choléra, n'a plus d'eau courante depuis dimanche en raison, selon le journal gouvernemental The Herald, du manque de produits chimiques pour en assurer le traitement.

L'Autorité nationale zimbabwéenne (Zinwa), en charge de la distribution d'eau, manque de sulfate d'aluminium, fourni par l'Afrique du Sud voisine pour clarifier l'eau, a indiqué lundi The Herald.

«La plupart des quartiers de Harare, y compris le centre-ville, n'ont pas d'eau depuis hier. Selon le personnel de la Zinwa, l'Autorité a arrêté de pomper car elle manquait de produits chimiques indispensables», a indiqué le quotidien.

Dans les rues de Harare, épicentre de l'épidémie, de nombreux habitants transportent des jerrycans à la recherche d'eau et d'autres creusent des puits. Certains services de l'Etat ont dû fermer leurs portes, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les pénuries d'eau sont récurrentes depuis des années dans la capitale, où les habitants les plus fortunés ont fini par creuser des puits dans leur jardin.

Dans la ville dortoir de Chitungwiza (30 km de Harare), les habitants n'ont également plus accès à l'eau.

Selon le ministre de la santé du Zimbabwe, David Parirenyatwa, 11.071 cas suspects de choléra ont été recensés dans tout le pays depuis le début de l'épidémie en août, qui a fait selon lui 425 morts au total.

Le ministre a demandé aux Zimbabwéens, «bien que cela fasse partie des traditions, de ne plus se serrer la main», selon le journal d'Etat. Il a de nouveau signalé que la saison des pluies, qui a débuté en novembre, pourrait aggraver l'état sanitaire du pays.

L'épidémie de choléra s'inscrit dans le contexte d'un marasme économique sans précédent. Au Zimbabwe, l'hyperinflation dépasse aujourd'hui l'entendement à plus de 231 millions pour cent en juillet, le chômage dépasse les 80% et près de la moitié de la population aura besoin d'une assistance alimentaire en janvier, selon l'ONU.

Cette crise économique et humanitaire se double d'une paralysie politique, née de la défaite du régime aux élections générales de mars. Pouvoir et opposition, qui ont signé en septembre un accord de partage du pouvoir, n'arrivent toujours pas à s'entendre, notamment sur la répartition des ministères clés.

Le choléra, qui prolifère dans l'eau salie par les excréments humains, peut facilement se soigner s'il est traité à temps. La maladie occasionne diarrhées et vomissements qui peuvent être mortels.




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