(Washington) Le guide suprême iranien Ali Khamenei statuera sur l’avenir de l’accord sur le nucléaire, et non le nouveau président Ebrahim Raïssi, a indiqué dimanche Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale du président américain Joe Biden.

Agence France-Presse

« La décision finale quant à un retour dans l’accord dépend du guide suprême », a déclaré Jake Sullivan lors d’un entretien à la chaîne ABC. « C’était déjà la même personne avant l’élection. »

Le candidat ultraconservateur Ebrahim Raïssi a été proclamé samedi vainqueur du scrutin présidentiel en Iran, lequel a été marqué par la plus faible participation depuis la proclamation de la République islamique, en 1979.

La Grande-Bretagne, la Chine, l’Allemagne, la France, la Russie et l’Iran mènent, depuis le mois d’avril, des réunions sous l’égide de l’Union européenne, pour tenter de ressusciter l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, avec une participation indirecte des États-Unis.

Une dernière réunion était prévue dimanche avant une pause dans les discussions.

Les négociateurs ont estimé que l’élection de M. Raïssi ne devrait pas avoir d’effet sur les pourparlers en cours.

« Il y a encore pas mal de chemin à faire sur les sujets essentiels, y compris les sanctions et les engagements que doit prendre l’Iran », a estimé Jake Sullivan.

« Le curseur va dans la bonne direction », a-t-il néanmoins déclaré. « Nous verrons si les dirigeants iraniens sont prêts à faire les choix difficiles nécessaires. »

L’ayatollah Ali Khamenei est guide suprême en Iran depuis le décès de l’ayatollah Rouhollah Khomeiny, en 1989. Il avait auparavant été président depuis 1981.