(Montréal) Quatre personnes soupçonnées de tentative de racket visant un homme politique irakien de premier plan ont été arrêtées en Australie et au Canada après une campagne d’intimidation qui a duré plus d’un an, ont annoncé mercredi les polices de ces deux pays.

Agence France-Presse

Les interpellations ont été menées à Sydney et à Edmonton, en Alberta, dans le cadre d’une opération coordonnée, après une série d’attaques contre une résidence de la grande ville australienne et une tentative de racket en ligne menée depuis le Canada.

Ces méfaits visaient la famille d’un « haut responsable politique irakien », a indiqué la police australienne sans révéler son identité. Cet élu a la double nationalité australienne et irakienne et « vit la plupart du temps en Irak ».

Selon des médias australiens, il s’agit du député Ahmed Assadi, membre de Hachd al-Chaabi, une puissante coalition de paramilitaires pro-Iran intégrée à l’État irakien.

Les attaques auraient commencé en décembre 2019, lorsque des hommes armés ont pénétré par effraction dans une résidence de Sydney, en Australie, où ils ont agressé un adolescent de 16 ans et volé de l’argent.

Quelques mois plus tard, des coups de feu ont été tirés en direction de cette maison où se trouvaient deux adultes et trois enfants.  

« Pendant cette période, la famille a reçu plusieurs demandes d’argent et des menaces envers sa sécurité via les médias sociaux et des lettres déposées à leur domicile », a précisé la police australienne.

La police canadienne a de son côté indiqué avoir remonté l’origine des tentatives d’extorsion à une adresse en Alberta.

Au Canada, un homme de 33 ans, Ghazi Shanta, et une femme de 32 ans, Diana Kadri, ont été arrêtés mardi puis formellement accusés d’extorsion et de complot en vue de commettre une extorsion, a précisé la police d’Edmonton (Alberta).

En Australie, les enquêteurs ont interpellé mercredi deux jeunes hommes âgés de 22 et 24 ans.