(Paris) La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 45 719 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mercredi à 15 h.

Agence France-Presse

Plus de 905 580 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués dans 187 pays et territoires depuis le début de l’épidémie. Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu’une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant désormais plus que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière. Parmi ces cas, au moins 176 500 sont aujourd’hui considérés comme guéris.

Depuis le comptage réalisé la veille à 15 h, 4708 nouveaux décès et 77 241 nouveaux cas ont été recensés dans le monde.

Les pays qui ont enregistré le plus de nouveaux décès en 24 heures sont les États-Unis avec 1036 nouveaux morts, l’Espagne (864) et l’Italie (727).

L’Italie, qui a recensé son premier décès lié au coronavirus fin février, compte 13 155 morts pour 110 574 cas. 727 décès et 4782 nouveaux cas y ont été annoncés mercredi. 16 847 personnes sont considérées comme guéries par les autorités italiennes.

Après l’Italie, les pays les plus touchés sont l’Espagne avec 9053 morts pour 102 136 cas, les États-Unis avec 4476 morts (203 608 cas), la France avec 4032 morts (56 989 cas), et la Chine continentale avec 3312 morts (81 554 cas).

La Chine (sans les territoires de Hong Kong et Macao), où l’épidémie a débuté fin décembre, a dénombré au total 81 554 cas (36 nouveaux entre mardi et mercredi), dont 3312 décès (7 nouveaux), et 76 238 guérisons.

En nombre de cas, les États-Unis sont le pays le plus touché, avec 203 608 contaminations officiellement recensées, dont 4476 décès et 7138 guéris.

Depuis mardi à 15 h, le Congo, Oman, la Slovaquie, le Botswana, le Sénégal et le Salvador ont annoncé les premiers décès liés au virus sur leur sol.

L’Europe totalisait mercredi à 15 h 33 245 décès pour 490 484 cas, les États-Unis et le Canada 4587 décès (213 134 cas), l’Asie 3942 décès (110 570 cas), le Moyen-Orient 3160 décès (59 541 cas), l’Amérique latine et les Caraïbes 538 décès (20 083 cas), l’Afrique 223 décès (6198 cas), et l’Océanie 24 décès (5579 cas).

Ce bilan a été réalisé à partir de données collectées par les bureaux de l’AFP auprès des autorités nationales compétentes et des informations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Faits saillants

Nouveaux bilans, nouvelles mesures, faits marquants : un point sur les dernières évolutions de la pandémie de COVID-19, qui a déjà fait plus de 45 000 morts dans le monde.

« Escalade rapide »

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a alerté sur la progression « quasi exponentielle » de la pandémie.

« Je suis profondément préoccupé par l’escalade rapide et la propagation mondiale des infections. Le nombre de décès a plus que doublé au cours de la dernière semaine. Dans les prochains jours, nous atteindrons 1 million de cas confirmés et 50 000 décès », a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Pire crise mondiale depuis 1945

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a estimé que la Terre vivait sa « pire crise mondiale depuis que l’ONU a été fondée » il y a 75 ans, évoquant « la combinaison d’une maladie menaçante pour tout le monde et d’un impact économique conduisant à une récession sans précédent dans un passé récent ».

Risque de « pénurie alimentaire »

Les dirigeants de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ont mis en garde contre un risque de crise alimentaire mondiale.

« Les incertitudes liées à la disponibilité de nourriture peuvent déclencher une vague de restrictions à l’exportation », provoquant elle-même « une pénurie sur le marché mondial ».

Confinements

Plus de 3,75 milliards de personnes, soit 48 % de la population mondiale, sont appelées ou contraintes par leurs autorités à rester chez elles.

L’Allemagne va prolonger au moins jusqu’au 19 avril ses mesures de restriction.

Le Portugal a décidé de prolonger le confinement de deux semaines.

Aux États-Unis, la Floride a ordonné le confinement général.

En France, le premier ministre Edouard Philippe a expliqué qu’il était « probable » que le déconfinement de la population se fasse par étapes.

Aux Pays-Bas, où il n’y a pas de confinement obligatoire, les autorités ont étendu jusqu’au 28 avril les mesures de fermeture imposées aux écoles, aux restaurants et aux bars.

Menace de la rougeole

L’Alliance du vaccin (Gavi), qui rassemble l’OMS, la Banque mondiale et des représentants de l’industrie pharmaceutique, craint que les mesures de confinement, qui limitent les vaccinations de routine, ne provoquent d’autres épidémies dangereuses comme la rougeole.

Tests, équipements

L’équipe scientifique de la Commission européenne a développé un dispositif de contrôle des tests de dépistage du coronavirus. Le nouveau matériel vise à « garantir que les tests en laboratoire pour la présence du coronavirus fonctionnent bien ».

Le cigarettier British American Tobacco a annoncé qu’une de ses filiales travaillait sur un potentiel vaccin grâce à une méthode recourant à la feuille de tabac. Le vaccin est en phase de test préclinique et n’a donc pas été testé sur l’homme, ni obtenu l’homologation des autorités sanitaires.

Annulations

Le tournoi de tennis de Wimbledon, prévu du 29 juin au 12 juillet, a été annulé, ainsi que le festival britannique d’Édimbourg, plus grand évènement mondial de spectacle vivant prévu au mois d’août.

« Observatoire 19 »

Reporters sans frontières a lancé l’« Observatoire 19 » de la liberté de la presse pour mesurer régulièrement « les impacts de la pandémie sur le journalisme », documentant « la censure étatique, la désinformation délibérée et leurs effets sur le droit à l’information fiable ».