«Je ne sais vraiment pas si nous imprimerons le New York Times dans cinq ans, et vous savez quoi? Je m'en fous», a déclaré Arthur Sulzberger, propriétaire du prestigieux quotidien, dans une entrevue récente au quotidien israélien Haaretz. Voilà qui ne plaira pas à l'industrie québécoise du papier journal.Sulzberger considère que son plus grand défi est d'assurer la meilleure transition possible de l'imprimé à l'internet. «L'internet est un endroit merveilleux où opérer et nous y sommes en tête», a-t-il déclaré, notant que le Times a doublé le lectorat de son édition électronique. L'édition imprimée du journal tire à 1,1 million d'exemplaires, alors que l'édition électronique est lue chaque jour par 1,5 million d'internautes.

Richard Hétu